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Médecin en pathologie judiciaire : faire la lumière sur les événements tragiques

Les récentes découvertes dans l'histoire déchirante des sœurs Carpentier n’auraient pas été possibles sans le travail essentiel des pathologistes judiciaires, une branche spécialisée de médecine qui œuvre à élucider les pires scènes que l’on puisse imaginer. 

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«L’autopsie permet de démontrer la présence de lésions internes ou sur le corps et notre expertise en pathologie judiciaire nous permet de caractériser les blessures et d’en donner la nature», explique le Dr Yann Dazé, médecin spécialiste en pathologie judiciaire du laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec en entrevue à TVA Nouvelles.

Jusque dans une certaine mesure, l’autopsie pratiquée par ces médecins spécialistes peut aussi permettre d’éclairer les circonstances des événements tragiques, comme le meurtre des petites Romy et Norah Carpentier. 

«À l’occasion, les médecins en pathologie judiciaire sont en mesure de faire la distinction entre des blessures accidentelles et celles infligées par un tiers», indique Dr Dazé, tout en précisant qu’ils travaillent de pair avec les services de police et le coroner, le cas échéant. 

Une autopsie, une histoire 

Pour réaliser une autopsie, le pathologiste judiciaire doit posséder assez d’informations pour pouvoir faire son travail, mais pas trop pour ne pas être biaisé. Cette ligne est parfois très mince. 

«Une autopsie est un examen du corps et c’est un acte de diagnostic. Avant qu’un médecin vous examine, il recueille une histoire et c’est la même chose pour une autopsie. C’est dangereux de faire une autopsie complètement à l’aveugle», explique le Dr Dazé.

Il mentionne cependant que si une autopsie est pratiquée sans aucune information au préalable, le médecin risque de mal interpréter certaines choses.

Bien que plusieurs éléments d’enquêtes peuvent être répondus lors de cet examen, la pathologie judiciaire n’est pas «capable dans l’état de la science actuelle de déterminer le moment précis des décès». 

«De façon générale, les médecins se fient aux changements post-mortem observés sur la dépouille pour donner une estimation du délai qui s’est espacé entre le décès et la découverte du corps», soutient Dr Dazé. 

L'entrevue intégrale avec le Dr Yann Dazé se trouve en haut de page