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Prescrire des «sessions de vélo» pour faire perdre du poids aux Britanniques

Agence France-Presse

A midsection of businessman commuter with electric bicycle traveling to work in city.

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Le premier ministre Boris Johnson s'apprête à annoncer lundi un grand plan de lutte contre le surpoids au Royaume-Uni, après une étude qui a montré du doigt l'obésité comme facteur aggravant du nouveau coronavirus.

«La COVID-19 nous a rappelé les risques immédiats et sur le long terme du surpoids», a déclaré dimanche un porte-parole du gouvernement, «Nous allons exhorter les citoyens à profiter de ce moment pour faire le point sur leur mode de vie et à prendre des mesures simples pour perdre du poids, vivre plus sainement et réduire la pression sur le NHS» (service de santé publique britannique).

Grâce à un financement qui pourrait atteindre 10 millions de livres (11 millions d'euros) selon le Guardian, le plan «En meilleure santé» visera à aider 35 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population britannique, à perdre du poids ou vivre plus sainement.

Parmi les mesures attendues figurent selon les médias l'interdiction totale de la publicité pour de la malbouffe en ligne et avant 21h à la télévision, l'obligation pour les restaurants et chaînes à emporter de rendre public le nombre de calories dans leurs menus ou encore la nécessité pour les magasins de les indiquer sur leurs bouteilles d'alcool.

Outre une expansion des branches du NHS consacrées à la perte de poids, Boris Johnson devrait annoncer des projets pilotes pour favoriser la marche et le vélo dans les quartiers où la santé est mauvaise. Les médecins généralistes pourront y «prescrire des sessions de vélo», qui seront facilitées par l'apport de matériel et la création de pistes cyclables séparées.

Ce plan intervient alors qu'une étude des autorités sanitaires anglaises (PHE) a révélé samedi que les personnes obèses présentaient 40% de risques supplémentaires de mourir du nouveau coronavirus.

Il marque un virage à 180 degrés pour le premier ministre, qui s'était auparavant déclaré contre les «taxes sur nos péchés» et une approche «maternisante» de l'État. Lui-même avait dû être hospitalisé au printemps en soins intensifs après avoir contracté la COVID-19, imputant plusieurs fois la sévérité de ses symptômes entre autres à son poids.

Au Royaume-Uni, près des deux tiers (63%) des adultes sont au-dessus d'un poids considéré comme sain, avec 36% en surpoids et 28% en obésité, selon les données gouvernementales. Un enfant sur trois entre 10 et 11 ans est par ailleurs en surpoids ou obèse.