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Encore des passagers récalcitrants dans les autobus

Catherine Bouchard | Journal de Québec

La grande majorité des passagers qui sont montés à bord des autobus du RTC lundi portaient le masque obligatoire, alors que la période de grâce prenait fin.  

Le port du masque dans les autobus de transport en commun est obligatoire depuis le 13 juillet dernier. Toutefois, la mesure était accompagnée d’une période de grâce qui prenait fin lundi. 

Le Journal est monté à bord de quelques autobus lundi et a constaté que certains usagers ne respectaient toujours pas la consigne.  

C’était le cas de Daniil Verovkin, qui a pris l’autobus sans aucune difficulté, malgré l’absence de couvre-visage.

« Je l’ai tout simplement oublié, admet-il de bonne foi. Ils [les chauffeurs] ne nous avertissent pas vraiment. »

Une autre utilisatrice du transport en commun, Nancy Labbé, assure avoir vu une augmentation considérable du respect de la consigne, lundi matin.

Masques RTC

Photo Catherine Bouchard

« Ce matin [lundi], dans l’autobus, tout le monde l’avait », affirme-t-elle, avant de monter à bord d’un Métrobus 800, dans lequel se trouvaient quelques récalcitrants.

« Avant, je vous dirais que pour 10 personnes, il y en avait au moins quatre qui ne le portaient pas », observe-t-elle.  

Mireille Dupont, qui utilise régulièrement le transport en commun, dit avoir assisté une fois à l’intervention d’un chauffeur.

« Pas mal tout le monde porte un masque quand je prends le bus. Je n’ai pas remarqué qu’il y avait de passe-droit. C’est arrivé une fois qu’un chauffeur demande à quelques reprises à une personne à l’arrière de mettre son masque et la personne a fini par céder et, après trois avertissements, elle a mis son masque », partage-t-elle.

« Sensibiliser le client »

Du côté du RTC, la porte-parole, Brigitte Lemay, indique que les conducteurs ont reçu des consignes pour l’application de la mesure.

« Le chauffeur doit, autant que possible, sensibiliser le client au port du masque. S’il décide de monter à bord sans masque, le chauffeur doit contacter le contrôle, qui, par la suite, va dépêcher un inspecteur qui pourra faire une intervention auprès du client. Et si ça escalade, nous sommes en communication avec la police », explique-t-elle. 

Pas de directives précises

Quelques chauffeurs qui ont accepté de témoigner au Journal, de façon anonyme, ont confié ne pas avoir reçu de directives précises sur la marche à suivre si un usager ne porte pas le masque.  

« La directive que nous avons eue est de ne pas se mettre dans le trouble ou en danger », soutient l’un d’eux, ajoutant qu’il y a un peu d’affichage à l’interne sur le sujet, sans plus. 

« On nous a dit de ne pas faire la police avec ça. Nous n’avons pas reçu de directives précises si un passager ne met pas le masque », renchérit un autre conducteur.

La porte-parole du RTC souligne que les chauffeurs ont été avisés par communication opérationnelle.

« C’est une procédure qui a été communiquée à tous les chauffeurs et le syndicat », ajoute-t-elle, indiquant qu’il n’y avait aucun incident à rapporter à ce jour.