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TVA dénonce le comportement de certains manifestants

TVA Nouvelles

Le Groupe TVA a dénoncé lundi les agissements de plusieurs manifestants contre le port du masque à l’endroit de deux journalistes de TVA Nouvelles.

«Lors de manifestations contre le port du masque à Québec et à Montréal la fin de semaine dernière, certains manifestants ont injurié, intimidé et nuit au travail des journalistes de TVA Nouvelles couvrant les événements sur le terrain, tentant du même coup de compromettre la liberté de presse», peut-on lire dans le communiqué. 

«La direction dénonce également les gestes commis à l’endroit de la journaliste Kariane Bourassa qui a été enlacée par deux manifestants contre son gré. La direction de TVA condamne de tels agissements qui représentent non seulement de l’intimidation face au travail journalistique et une atteinte à l’intégrité de notre reporter, mais également une menace à la sécurité de nos journalistes et caméramans sur le terrain.»

L’entreprise dit être en communication avec les autorités policières et «évalue présentement ses recours».

TVA tient à rappeler que la santé et la sécurité de ses journalistes et employés sont «la priorité» de l’entreprise.

Le SCFP veut des mesures de prévention 

Par ailleurs, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les journalistes de TVA, demande ajustements pour protéger la liberté de la presse.

Le SCFP et sa section locale 687, disent être en discussions avec le Groupe TVA sur de nouvelles modalités de travail pour les journalistes dans des situations potentiellement périlleuses.

«Il faut tirer les leçons de ce week-end exécrable et veiller à ce que ça ne se reproduise plus, notamment par un ajustement des ressources humaines en situations risquées. Jusqu'à présent, la réaction de l'employeur est bonne, autant sur cet aspect particulier que pour l'ensemble du problème, ce que nous saluons», fait savoir Carl Beaudoin, président provincial du SCFP 687, dans un communiqué.

«Les médias sociaux débordent de théories du complot qui prêtent aux journalistes des intentions diaboliques et qui en font les boucs émissaires de tout et n'importe quoi. Ces théories contaminent des individus et des groupes, qui les comprennent comme un permis d'intimider, de harceler et d'agresser. Dans l'ensemble de la société civile, il faut se retrousser les manches pour trouver des solutions et les appliquer, sans attendre d'autres dérapages.»