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Une saine alimentation peut aider à prévenir le cancer de la prostate

Agence QMI

Doctor and patient are discussing something, just hands at the table

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Une équipe de recherche de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) apporte de nouvelles connaissances permettant de confirmer que de saines habitudes alimentaires jouent un rôle dans la prévention du cancer de la prostate.

Alors que les enquêtes à ce sujet se penchent souvent sur un seul nutriment ou groupe d’aliments à la fois, l’équipe de l’INRS mené par la professeure Marie-Élise Parent a plutôt opté pour l’étude de profils alimentaires plus larges.

«Ce n’est pas facile d’isoler l’effet d’un seul nutriment, explique l’étudiante au doctorat à l’INRS et première auteure de l’étude, Karine Trudeau. Par exemple, les aliments riches en vitamine C, comme les agrumes, favorisent l’absorption du fer. Quant au calcium, il est souvent consommé à travers des produits laitiers qui contiennent aussi de la vitamine D. [...] Plutôt que de miser sur un aliment miracle, on adopte un profil alimentaire.»

Les chercheuses ont donc identifié et étudié trois profils alimentaires principaux : une alimentation saine caractérisée par une forte consommation de fruits, de légumes et de protéines végétales; une alimentation occidentale avec sel et alcool comprenant plus de viandes et de boissons alcoolisées; et une alimentation occidentale avec sucreries et boissons se distinguant par une forte consommation de pâtes, de pizzas, de desserts sucrés et de boissons gazeuses.

Conclusion : une association a été faite entre une alimentation saine et une diminution du risque de cancer de la prostate. «À l’inverse, l’adoption d’un modèle occidental avec sucreries et boissons était associée à un risque plus élevé et semblait favoriser des cancers plus agressifs, indique-t-on dans un communiqué de l’INRS. L’analyse n’a montré aucune association claire entre l’alimentation occidentale avec sel et alcool et le risque de développer la maladie.»

«Nous soupçonnions depuis longtemps que l’alimentation pouvait jouer un rôle dans le développement du cancer de la prostate, mais il s’est avéré très difficile de comprendre quels facteurs seraient spécifiquement impliqués, commente la professeure Parent. Cette étude, qui se penche sur les habitudes alimentaires dans leur ensemble, est révélatrice. Nous apportons des éléments qui, nous l’espérons, permettront d’établir des stratégies de prévention pour ce cancer, le plus commun chez les hommes au Canada et dans de nombreux autres pays.»

L’étude a été réalisée grâce aux données d’une enquête menée à Montréal entre 2005 et 2012. Ses résultats ont été publiés dans le journal «Nutrients» le mois dernier.

Il est estimé que plus de 23 000 Canadiens recevront un diagnostic de cancer de la prostate cette année.