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Des délais trop longs pour le résultat de test à Montréal

Catherine Genest | 24 Heures

Plusieurs Montréalais racontent avoir attendu plus de quatre jours avant de connaître leurs résultats aux tests de dépistage à la COVID-19, un délai qui dépasse les objectifs de la santé publique, qui sont de 48 heures.

La Montréalaise Luca Max a passé un test à la clinique de l’avenue Davaar dans Outremont le 22 juillet dernier. Elle n'a reçu son résultat que cinq jours plus tard.

« Après 120 heures sans nouvelle, j'ai appelé à la clinique pour savoir ce qu'il se passait. 40 minutes plus tard, on m'envoyait un courriel pour m'informer que j'étais négative.»

Après son passage au Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM), Antoine Dupéré a confié avoir dû patienter quatre jours avant de se savoir négatif.

« On m’avait dit que ça prendrait un maximum 48 heures pour connaître mon résultat et j’ai finalement été rappelé après 96 heures et suite au message que j’avais laissé un message sur une boîte vocale. »

« Je n’ai vu personne pendant ce temps-là, je ne suis pas sorti du tout jusqu’à ce que je connaisse mon résultat. J’ai la chance de travailler à distance, mais j’ai quand même pris un congé à travers tout ça . Je vivais trop de stress à cause de l’attente, de peur de l’avoir donné à ma famille et que je n’arrivais pas à me concentrer. »

Robert Maranda, un porte-parole du Ministère de la Santé et des Services sociaux, estime pour sa part que ces situations sont « loin d’être la norme ». Selon lui, l’attente excède rarement deux jours.

« Concernant les délais d’analyse en laboratoires, le temps-réponse moyen dans la région de Montréal entre la réception au laboratoire et l’émission du résultat au prescripteur est au maximum de 24 à 48 heures. »

Du côté du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal qui héberge la Direction régionale de santé publique de Montréal, le porte-parole Jean-Nicolas Aubé assure que les différentes cliniques font tout en leur possible pour informer les citoyens dans la journée suivant le test.

« Dans un monde idéal, les établissements tentent toujours de répondre en 24 heures aux usagers afin de leur donner leurs résultats qu’ils soient positifs ou négatifs», a-t-il mentionné.

Invité à commenter l’histoire partagée par Antoine Dupéré, Annie-Claire Fournier du Centre universitaire de santé McGill a justifié cette attente par un trop grand achalandage.

« L’augmentation importante du volume de tests de dépistages que nous avons connu à compter du 16 juillet, en lien avec l’appel du gouvernement pour tester les gens qui ont fréquenté les bars, explique les délais rencontrés quant à la communication des résultats aux patients», a-t-elle dit

« Dans ce cas-ci, Monsieur Dupéré n’a pas reçu ses résultats de tests négatifs dans les délais prévus. Nous avons depuis apporté les correctifs nécessaires», a ajouté Mme Fournier.