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«Il va falloir que le BEI réponde à nos questions»

TVA Nouvelles

Le drame survenu à Drummondville lundi où une mère de famille aurait été tuée par son fils atteint du spectre de l’autisme met une nouvelle fois en lumière le manque de ressources pour ces familles.

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C’est ce que croit la directrice générale de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), Nancy Roy.

«C’est d’une grande tristesse. Mais au-delà de ça, je pense que c’est questionnable et extrêmement préoccupant», a-t-elle dit d’emblée en entrevue à TVA Nouvelles.

«Il va falloir que des gens se trouvent imputables de cette situation. Il y a une dame en détresse qui a demandé de l’aide des services policiers et personne n’est venu à son aide. Ça s’est soldé par un homicide. Il va falloir que le BEI réponde à nos questions. Il va falloir peut-être aussi que les proches déposent des demandes d’enquête supplémentaire ou même en déontologie policière», a-t-elle ajouté.

Mme Roy a confirmé que beaucoup d’appels pour de la détresse psychologique étaient passés en ce moment, mais qu’il ne semblait pas y avoir d’offres de répit pour les familles.

«On se parle toutes les semaines pour des homicides qui sont le résultat de détresse psychologique. Je pense qu’il faut intervenir», a-t-elle fait savoir.

«Je pense que ça fait longtemps que cette dame-là demandait de l’aide. Je pense qu’il faut se questionner sur les lacunes des lois, du service de santé, des organismes communautaires qui malheureusement de réponde pas à la demande par manque d’argent. C’est urgent d’assoir les gens autour d’une table et de trouver des solutions de façon urgente. Pas dans un an, pas dans deux ans, mais maintenant!»

Si vous avez besoin d’aide

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