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Le fils de la victime accusé de meurtre au deuxième degré

TVA Nouvelles

Le fils de la victime du drame survenu à Drummondville, Jean-Luc Ferland, 33 ans, a été accusé mardi de meurtre au deuxième degré au palais de justice de Drummondville.

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Suzanne Desjardins, 57 ans, est décédée après avoir été trouvée grièvement blessée dans sa résidence de la rue Pinard, à Drummondville. La victime avait tenté d’obtenir de l’aide de la Sûreté du Québec, mais en vain, la veille, pour forcer son fils à subir une évaluation psychiatrique.

C’est le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) qui mène l’enquête puisqu’une «civile de 57 ans est décédée à la suite d'une intervention policière de la Sûreté du Québec», a fait savoir le BEI par communiqué.

«Le 26 juillet 2020, une femme se serait présentée vers 13h30 au poste de la Sûreté du Québec à Drummondville, pour demander l'assistance des policiers afin de forcer son fils, qui demeurerait avec elle depuis les dernières semaines, à subir une évaluation psychiatrique, explique le BEI. Les policiers ne pouvant assister la dame dans sa demande dans l'immédiat, celle-ci serait alors repartie à son travail.»

Selon un témoignage du conjoint de Mme Desjardins, Jean-Luc Ferland avait installé une grosse plaque de bois sur le mur et sur lequelle il lançait des couteaux. Après que sa mère l'eut sommé de cesser, l'accusé serait entré en hystérie.

«Elle est partie, elle est allée au poste de police, elle a voulu avoir de l’aide. Ça aurait été mieux qu’elle soit chez eux, qu’elle appelle le 911 et qu’elle dise: "j’ai de la misère, venez voir mon fils, je suis en danger". Elle, elle a voulu bien faire. Elle est partie, elle avait peut-être peur de rester là, que la police arrive trop tard. Elle est partie, elle est allée voir les policiers», a-t-il indiqué à TVA Nouvelles.

Pressentant le danger, Mme Desjardins avait demandé à son conjoint de communiquer avec les médias si quelque chose devait lui arriver.

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