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Andrea Bocelli «humilié et offensé» par les mesures de confinement italiennes

WENN

Andrea Bocelli a avoué avoir enfreint les règles de confinement dans son pays natal au plus fort de la pandémie de coronavirus, révélant que le manque de liberté imposé par le confinement l'avait laissé « humilié et offensé ».

Le ténor italien était un orateur invité à une conférence du Sénat italien lundi, où il a rejoint le chef de l'opposition de droite Matteo Salvini pour contester les mesures strictes du gouvernement afin de lutter contre la pandémie de COVID-19. Ayant été testé positif au virus en mai, au moment où la nation était en confinement, il a déclaré aux participants à la conférence qu'à l'époque, il se sentait «bien» et n'avait qu'une «légère fièvre». «Je connais beaucoup de gens, mais je ne connaissais personne qui soit allé aux soins intensifs», a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu'il avait fait fi de l'ordre de rester confiné parce qu'il pensait qu'il n'était «ni juste ou sain de rester à la maison à (son) âge». «J'ai besoin de soleil et de vitamine D», s'est-il justifié. Le chanteur n'a pas expliqué en détail comment il a violé les mesures de restriction, mais a affirmé qu'il n'avait «commis aucun crime».

Mardi, le sous-secrétaire du ministère italien de la Santé, Pierpaolo Sileri, a suggéré qu'Andrea Bocelli avait exprimé les désagréments de chaque Italien qui, à cause du confinement, est resté à la maison». «Je n'aurais pas dit ces mots, mais j'imagine qu'il sera capable de s'expliquer d'une manière ou d'une autre», a-t-il ajouté.

Le dirigeant italien Giuseppe Conte a depuis proposé des plans pour prolonger l'état d'urgence dans le pays. Au plus fort de la pandémie en Italie, plus de 4000 personnes étaient en soins intensifs. Le pays a également été brièvement considéré comme l'épicentre mondial de l'épidémie.