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Des commerçants se plaignent des effets collatéraux de la PCU

Cassandre Forcier-Martin | TVA Nouvelles

La Prestation canadienne d'urgence (PCU) continue de causer de sérieux maux de tête aux commerçants. Faute d'employé, des entrepreneurs doivent réduire leurs heures d'ouverture et les horaires deviennent de véritable casse-tête.

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«Il ne me reste que cinq cuisiniers. J'ai dû fermer mon restaurant les lundis et mardis», a confié la propriétaire du restaurant Les Ailes Piquantes Buffalo, Suzy Giroux.

«Avant la pandémie, on vivait déjà une pénurie de main-d'œuvre, a-t-elle ajouté. Maintenant, le manque à combler est deux fois plus important. Ils gagnent 500 $ à rester à la maison, ils gagneraient peut-être 100 $ de plus en travaillant...C'est vraiment difficile.»

Les travailleurs qui ne reviennent pas sont nombreux. Certains demandent des heures réduites pour compléter leur revenu avec la PCU. Ce versement mensuel de 2000 $ du gouvernement devient un revenu concurrentiel.

«On ne peut pas rivaliser avec ça», a expliqué la propriétaire de la Boutique Belles de nuit Belles de jour, Annie Hardy.

«Puis, à chaque fois je dois faire une formation au nouvel employé, a-t-elle ajouté. D'autant plus que nous sommes une boutique spécialisée. Ça me coûte des centaines de dollars en formation. Ça ne fait aucun sens.»

Une vague de fermeture?

Le président de la Chambre de commerce et industrie de Trois-Rivières, Jean Pellerin, craint une vague de fermeture de commerces. La majorité de leurs membres vit les répercussions de la PCU.

«Selon un sondage, c'est une entreprise sur cinq au Québec ne pourra pas survivre plus de six mois dans le contexte actuel, a fait savoir M. Pellerin. Puis, ces données ont été estimées sans la perspective d'une deuxième vague et d'un deuxième confinement, donc ça serait pire. Je pense que le gouvernement doit absolument modifier le programme de Prestation canadienne d'urgence.»