/finance/homepage

Un éleveur de sanglier en mode 2.0

Sébastien Houle et Kevin Dupont | TVA Nouvelles

Les artisans de la ferme du Rieur Sanglier situé à Yamachiche, en Mauricie, ont du se relever les manches pour parvenir à traverser la crise de la COVID-19, alors même que d'autres exploitations agricoles peinaient à survivre aux impacts de la pandémie.

Avec la fermeture des restaurants pendant plusieurs mois, les commandes se sont faites plus rares, laissant le propriétaire de l'endroit, Nicolas Gauthier, avec un important surplus d'inventaires à écouler. 

Il lui a donc fallu se rapprocher de ses clients. «Le consommateur, lui, a plus de budget. Cette année, il n'a plus de budget de sorties, son budget d'épicerie a drôlement changé, le prix des viandes importé a grandement augmenté, donc il se revire et il a plus le temps de cuisiner», a souligné M. Gauthier.

L'entreprise s'est ainsi tournée vers le Web et les réseaux sociaux pour accroître et diversifier sa clientèle. La conjointe de Nicolas Gauthier, l'ancienne député fédérale de la circonscription, Ruth Ellen Brosseau, raconte que l'engouement a été instantané. 

«Onze heures, minuit, jusqu'à deux heures du matin, on répondait aux messages, parce que les gens voulaient acheter nos produits», a relaté l'ex-politicienne.

Le couple a mis sur pied une routine de livraison de produits de la ferme directement à domicile qui les a menés jusqu'à Montréal et dans les Laurentides. Des forfaits de boîtes de produits variés ont connu un fort succès, si bien que l'entreprise a quadruplé ses chiffres de ventes au détail.

Si Le Rieur Sanglier peut se réjouir d'avoir traversé la première vague indemne, il reste du travail à faire pour les mois à venir, a rappelé Nicolas Gauthier. «Présentement, on ne sait pas c'est quoi la tendance. Confiné, pas confiné? On ne le sait pas», a-t-il laissé tomber.