/news/world

Une Québécoise aux commandes d'un robot qui se posera sur Mars

Véronique Morin et Agence QMI

Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale à la NASA au Jet Propulsion Laboratory (JPL), à Los Angeles.

Courtoisie

Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale à la NASA au Jet Propulsion Laboratory (JPL), à Los Angeles.

La Québécoise Farah Alibay, une ingénieure en aérospatiale à la NASA, sera aux commandes du rover Perseverance, qui quittera la Terre jeudi matin à bord d'une fusée en direction de la planète Mars. 

La native de Joliette occupera un rôle central dans la mission: celui de conduire et de manœuvrer le véhicule Perseverance, qui doit atterrir sur la planète rouge en février 2021. 

Celle qui a participé à la conception et aux tests préparatoires du véhicule a expliqué que celui-ci était conçu pour une mission «astrobiologique». 

Le robot-véhicule, «Perseverance».

NASA

Le robot-véhicule, «Perseverance».

Le robot à six roues, dont le lancement est prévu à 7h50, jeudi, depuis Cap Canaveral en Floride, cherchera des traces d'anciens microbes ayant peut-être peuplé la planète Mars il y a plus de trois milliards d'années.

«On va atterrir dans un delta martien, qui est un ancien lac, a-t-elle expliqué, mercredi matin, sur QUB radio. C’est un endroit sur Mars où on pense qu’il pourrait y avoir eu de la vie.»

«Bien sûr, il n’y a plus d’eau sur Mars et on ne pense plus qu’il y a de la vie sur Mars, parce que la température et la pression ont vraiment changé, mais ça se peut qu’il y en ait eu il y a des millions d’années.»

Perseverance est la première étape d'une mission baptisée «Mars Sample Return», qui prévoit le retour de ces échantillons vers la Terre pour qu'ils soient analysés.           

  • ÉCOUTEZ l’entrevue avec la Québécoise Farah Alibay sur QUB radio:    

Le droit de rêver   

À quelques heures du décollage, la Québécoise a avoué ressentir des «papillons au ventre».  

Si Mme Alibay travaille aujourd'hui au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, c'est parce qu'elle s'est «donné le droit de rêver» lorsqu'elle était jeune, a-t-elle confié. 

«C'est une chance que j'ai prise [...] et j'ai fini par réussir», a-t-elle raconté.

Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale à la NASA au Jet Propulsion Laboratory (JPL), à Los Angeles.

Courtoisie

Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale à la NASA au Jet Propulsion Laboratory (JPL), à Los Angeles.

- Avec l'AFP