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Des cadres et des agents de sécurité battus au Port de Montréal

TVA Nouvelles et Agence QMI

Des cadres travaillant au Port de Montréal et des gardiens de sécurité de l’agence Gardium embauchés pour les protéger auraient été attaqués et battus tard mercredi soir, a appris TVA Nouvelles de sources sûres.

«Il y avait plus de 50 employés, des débardeurs, des employés de l’association des employeurs maritimes qui attendaient les 24 personnes et il y a eu, je dirais, du brasse-camarade», a mentionné Martin Tessier, président de l’Association des employeurs maritimes, en point de presse jeudi.

Capture d'écran

«Ces gens-là ont été intimidés physiquement et verbalement. Les gens qui étaient présents avaient des bâtons. Il y a des gens qui se sont fait frapper au visage. Il y a des gens qui se sont fait voler leur téléphone. Il y a des gens qui se sont fait voler leur portefeuille. La police est intervenue», a-t-il poursuivi. 

Ces gestes sont inacceptables, selon M. Tessier. 

«La violence et l’intimidation physique ou verbale, pour moi, comme personne, est totalement inacceptable», a-t-il soutenu.

De son côté, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) confirme qu’un appel a été reçu au 911 pour un conflit entre des manifestants et des cadres du Port de Montréal. 

Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, un stationnement extérieur situé près de l’intersection de la rue Viau et de l’avenue Pierre-de-Coubertin, dans l’arrondissement de Hochelaga-Maisonneuve, les manifestants avaient pris la fuite. 

Toujours selon l’information transmise par courriel par le service de police, «les victimes ont toutes été rencontrées par les policiers afin de prendre leurs versions des faits».

Personne n’a été transporté à l’hôpital et aucune blessure grave n’a été rapportée. 

«Selon les premières informations, des cadres du Port de Montréal et des agents de sécurité arrivaient au stationnement pour embarquer à bord de leur véhicule et soudainement, plusieurs manifestants grévistes du Port de Montréal se sont approchés des véhicules afin de harceler, intimider et menacer le groupe de cadres. Lors de l'événement, des voies de fait ont été commises ainsi qu'un vol», peut-on lire dans le courriel. 

Le SPVM indique qu’une enquête est en cours. 

Conflit de travail  

Un conflit de travail sévit présentement au Port de Montréal. Les 1125 débardeurs ont commencé une grève de quatre jours, lundi matin.

Mardi, le syndicat avait dénoncé le travail des gestionnaires de la compagnie Termont, qualifiés de «briseurs de grève».

Capture d'écran

«Il s'agit pour nous d'un affront majeur. C'est la première fois en quarante ans que je suis témoin d'un tel manque de respect envers les débardeurs. Nous allons trouver une réplique à la hauteur de cette provocation», avait alors averti Michel Murray, conseiller du SCFP, lui-même ancien débardeur, par communiqué.

Le SCFP 375, lequel représente les 1125 débardeurs, tente de renégocier un contrat de travail depuis que la convention collective est venue à échéance le 31 décembre 2018.