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La forme physique des jeunes s’est détériorée en raison de la pandémie

TVA Nouvelles

Les jeunes Québécois seraient de moins en moins en forme, alors que leur temps d’activité physique était déjà préoccupant en mars, d’après un sondage mené par l’Association pour la santé publique du Québec.

«On parle de près de 30% d'entre eux, avant la pandémie, qui n'atteignaient pas les cibles de 60 minutes d'activité physique par jour», explique Marc-André Parenteau de la Coalition québécoise sur la problématique du poids.

La pandémie a forcé la fermeture des parcs, des gymnases et l'annulation des cours d'éducation physique, ce qui a mené à la détérioration de la situation. 

Le sondage Léger mené auprès de 300 adolescents de 14 à 17 ans indique que 53% ont diminué leur niveau d'activité, dont 20% de beaucoup. 

Ces données se révèlent pires à Montréal qu’à Québec ou dans les autres régions de la province. 

Dans la métropole, 58% des jeunes soutiennent avoir diminué leur activité physique contre 54% à Québec et 46% dans les autres régions.

Les profs d'éducation physique craignent que leurs cours soient les premiers sacrifiés à la rentrée. On prévoit qu'on manquera d'enseignants et de locaux dans les écoles, en raison des mesures sanitaires. 

Influence positive des parents

La bonne nouvelle: les deux tiers des jeunes disent que leurs parents ont eu une influence positive.

«Les parents peuvent jouer un rôle, certainement. Les municipalités peuvent jouer un rôle, avec de beaux parcs, par exemple. Le jeu libre dans la rue prend de l'ampleur, de plus en plus, à Montréal», soutient Marc-André Parenteau.

Les parents peuvent aussi mettre des balises pour diminuer le nombre d'heures devant un écran. Un sur cinq y passait plus de 32 heures par semaine, avant la crise, et 77% des jeunes disent que le temps d'écran à des fins de loisirs a augmenté depuis.

«Le soir, il ne faut pas que tous les écrans soient dans nos chambres à coucher, c'est clair. Il faut que les parents soient des exemples. Il faut que les repas soient exempts d'écrans, aussi; c'est le moment d'échanger, de parler de la journée, de garder contact», explique Guy Desrosiers, chef de la direction de l’organisation Capsana pour la promotion de saines habitudes de vie. 

Ce sondage devrait servir de signal d'alarme, selon ses commanditaires.

-Avec les informations d'Andrée Ducharme