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Le SPVQ obtient le droit d'intervenir en situation de tireur actif

Marc-André Gagnon | Le Journal de Montréal

Dix ans après la création de son propre Groupe tactique d'intervention (GTI), le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) vient d'obtenir le droit d'intervenir en situation de prise d'otage ou de tireur actif.  

Auparavant, les policiers de Québec devaient obligatoirement être relayés par l’escouade tactique de la Sûreté du Québec lors de telles situations. 

«Les membres du GTI de Québec, comme les policiers de la Sûreté du Québec, ont suivi une formation de pointe en la matière, ils sont tout à fait aptes à intervenir dans ce genre d’opération difficile et délicate», a fait valoir la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, en en faisant l’annonce aux côtés du directeur du SPVQ, Robert Pigeon. 

Dorénavant, le GTI du SPVQ aura ainsi toute la latitude requise pour diriger ses opérations de A à Z lors d’une prise d’otage ou en présence d’un tireur actif. 

«On ne veut pas que ce genre de situation-là arrive, mais quand ça arrive, la proximité et la rapidité d’intervention sont des enjeux clefs pour un dénouement aussi heureux ou inoffensif que possible», a souligné la ministre Guilbault. 

Il s’agit d’une demande qui avait été formulée officiellement en 2016 par la Ville de Québec. Il fallait toutefois que le ministère de la Sécurité publique consente à une dérogation au règlement sur les niveaux de services policiers, qui autrement prévoyait que seuls la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal pouvaient diriger une intervention lors de tels événements. 

«Il s’agit d’un processus très rigoureux qu’on a dû franchir avec le ministère de la Sécurité publique afin d’établir et de démontrer notre capacité opérationnelle, nos entrainements et nos formations», a déclaré M. Pigeon. 

Interopérabilité

Le chef du SPVQ n’écarte pas la possibilité que son escouade tactique soit appelée à intervenir occasionnellement à l’extérieur du territoire de Québec, comme à Lévis ou dans l’Est de la province, si la Sûreté du Québec lui en fait la demande pour des raisons de disponibilité ou de délai. 

Selon Mme Guilbault, cela permettra une meilleure répartition de l’expertise policière à travers la province. 

Le GTI du SPVQ dispose notamment d’un camion blindé acquis en 2012 au coût d’un demi-million de dollars, qui brillait fièrement derrière la ministre et le chef de police, lors de l’annonce.