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Manifestation anti-masque : le SPVQ justifie sa non-intervention

Marc-André Gagnon | Le Journal de Québec

La non-intervention des policiers auprès de centaines de personnes qui ont manifesté dimanche contre le port du masque en se moquant des règles de santé publique était justifiée, assure le directeur du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon. 

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Comme c’est le cas lors de chaque manifestation et avant chaque intervention, les policiers ont procédé à une évaluation du risque, a expliqué le chef du SPVQ. 

Pour l’essentiel, une intervention policière auprès de ceux qui ne respectaient pas la distanciation physique ni le port du masque obligatoire aurait pu aggraver la situation, a laissé comprendre M. Pigeon, lorsque questionné à ce sujet en marge d’une conférence de presse, jeudi. 

« Il y a toute la complexité d’une intervention également face à un groupe comme ça, de 1000 personnes, où on pourrait nous même provoquer quelque chose au niveau sanitaire », a-t-il mentionné. 

Comme les manifestants étaient en mouvement autour de l'Assemblée nationale, « le groupe bouge, parfois à l’intérieur de deux mètres, parfois pas », a-t-il aussi observé, ce qui aurait compliqué la tâche des policiers.

Une fois n'est pas coutume 

Si les policiers se sont abstenus d’intervenir dimanche dernier, rien ne dit qu’ils feront de même si une autre manifestation du genre se reproduit, prévient le chef de police du SPVQ. 

« En réalité, c’est qu’à partir du moment où on était face à un groupe de personnes qui de façon délibérée mettent la vie des autres en dangers, on ajoute une notion supplémentaire », a-t-il souligné. 

« On n’encourage d’aucune façon la tenue d’événement comme celui qu’on a vu dimanche, a-t-il insisté. Mettre la sécurité des gens en jeu, ce n’est pas quelque chose qu’on encourage. » 

Enlacée en direct  

Le directeur du SPVQ a aussi assuré que ses policiers n'ont pas gardé les bras croisés lorsque la journaliste de TVA Nouvelles, Kariane Bourassa, s’est fait enlacer en direct contre son gré par deux manifestants antimasques. 

« On n’a rien laissé aller, s'est défendu M. Pigeon. Parce qu’avant même que Mme Bourassa ne porte plainte, on était déjà dans un processus d’identifier ces deux personnes-là. » 

Une plainte formelle de voies de fait visant Jean-François Mongrain et Jean-Guillaume Tremblay a finalement été déposée mercredi. 

En entrevue avec Le Journal, M. Mongrain s’est depuis excusé pour ce qu’il a qualifié d’« accolade de fraternité ». M. Tremblay s'est quant à lui dit « désolé » que la journaliste « ait reçu cette preuve d’amour-là comme une agression ».