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Tuerie en Nouvelle-Écosse: la GRC fait une mise au point

Agence QMI

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a tenu à apporter des nuances à certaines informations qui courent sur le tueur qui a perpétré la sanglante fusillade en avril dernier en Nouvelle-Écosse.

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Lundi, certaines informations recueillies à propos du tueur, qui a été abattu le 19 avril dernier après avoir tué 22 personnes, ont été rendues publiques et il a été relayé que l’homme de 51 ans appartenait au crime organisé.

Or, jeudi, la GRC a précisé que cette information ne provenait que d’une seule personne interrogée dans le cadre de l’enquête. Sur les quelque 700 personnes rencontrées par les policiers jusqu’ici, aucune autre personne n’avait fait ces mêmes affirmations.

«Parmi les quelque 700 témoins interrogés, personne d'autre, y compris les proches du tireur, n'a fourni de renseignements semblables confirmant que le tireur était un importateur ou un trafiquant de drogue. Par conséquent, nous ne pouvons corroborer ces renseignements», peut-on lire dans le communiqué envoyé par la GRC.Certes, la police confirme que l’homme a déjà participé à l’achat illégal d’armes. La plupart des transactions se faisaient aux États-Unis, une seule a assurément eu lieu au Canada, a poursuivi la GRC.

La police fédérale a aussi de bonnes raisons de croire que le tireur fou faisait dans la vente illégale d’alcool et de cigarettes lorsqu’il étudiait à l’Université du Nouveau-Brunswick au milieu des années 80.

À part un seul témoignage, rien n’indique qu’il a continué de s’adonner à des activités criminelles et qu’il était membre du crime organisé au moment de la tragédie d’avril.

C’est cette même personne qui affirme que le meurtrie de masse avait déjà tué des gens avant la fusillade. Encore là, personne ne peut corroborer ses dires.

«Des spécialistes de l'identité judiciaire ont examiné minutieusement la résidence du tireur et les propriétés adjacentes. Ils ont passé au crible les débris de surface, ils ont creusé et ils ont examiné le sol à l'aide d'un géoradar. Les perquisitions et les expertises judiciaires n'ont pas permis de découvrir de preuves corroborant la théorie selon laquelle le tireur avait commis d'autres meurtres ou qu'il s'était débarrassé de restes humains sur sa propriété», a indiqué la Gendarmerie royale du Canada.

Le meurtrier était denturologiste au moment du drame, mais il avait déjà été dans le passé embaumeur dans un salon funéraire.

Avant de commettre son massacre, il avait converti des placements pour retirer d’importantes sommes d’argent liquide, estimant que durant la pandémie, cette cagnotte serait mieux protégée chez lui qu’à la banque.

La police confirme d’ailleurs cette version, indiquant avoir trouvé d’importantes quantités d’argent liquide dans sa résidence incendiée de Portapique, une petite localité à une centaine de kilomètres au nord d’Halifax.

Avoir mis le feu à sa maison le 18 avril au soir, il s’est lancé dans une folie meurtrière qui ne s’est terminé que le lendemain dans une station-service d’Enfield, à plus de 90 kilomètres de Portapique, où il a été abattu par un policier.

Il s’agit de la fusillade la plus meurtrière de l’histoire du Canada.

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