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Bond du PIB de 4,5 % en mai

Agence QMI

Après deux baisses sans précédent, le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 4,5 % en mai au pays, avec la réouverture progressive des entreprises.

C’est ce qu’a fait savoir vendredi Statistique Canada qui avait estimé le mois dernier ce PIB réel à 3 %. Pour rappel, en mars et avril, il était respectivement de -7,5 % et -11,7 %. C’est donc un premier mois en territoire positif.

Ainsi, aussi bien les industries productrices de biens (+8,0 %) que les industries productrices de services (+ 3,4 %) ont crû, sous l'effet des hausses observées dans 17 des 20 secteurs d'activité en mai.

Il faut se rappeler que c’est à partir du mois de mai que les provinces et les territoires ont commencé à redémarrer certains secteurs de leur économie après avoir dû prendre des mesures sévères de confinement en mars et avril, pour limiter la propagation de la COVID-19.

Entre autres, l’agence fédérale note que le commerce de détail a bondi de 16,4 %, «ce qui représente la hausse mensuelle la plus marquée depuis le début de la série en 1961, alors que 11 des 12 sous-secteurs ont progressé».

La construction a aussi augmenté de 17,6 % en mai.

«L'assouplissement des restrictions liées à la COVID-19 dans le domaine de la construction en mai, plus particulièrement en Ontario et au Québec, a contribué à l'augmentation mensuelle la plus importante enregistrée depuis le début de la série en janvier 1961», a-t-on souligné.

Si les secteurs de l’hébergement et de la restauration ont aussi gagné du terrain (+24,2 %), en revanche, ceux des arts, des spectacles et des loisirs (-2,9 %), de la gestion des sociétés et des entreprises (-0,1 %) ainsi que des administrations publiques (-1,8 %) ont toutefois reculé.

Par ailleurs, Statistique Canada estime, en se basant sur des renseignements provisoires, que le PIB réel a augmenté d'environ 5 % en juin.

«Pour l’instant, l’évolution de l’économie canadienne est relativement conforme aux attentes, commenté l’économiste Benoit P. Durocher du Mouvement Desjardins. Les incertitudes entourant les prévisions économiques demeurent toutefois très élevées et les perspectives économiques restent grandement tributaires de la progression de la pandémie.»

L’économiste a rappelé la possibilité d’une résurgence des cas de COVID-19, «ce qui pourrait éventuellement nécessiter le retour de certaines mesures de confinement».

Dans tous les cas, il estime que «plusieurs difficultés persisteront, comme le maintien d’un taux de chômage relativement élevé, ce qui devrait freiner la cadence de la récupération de l’économie canadienne».