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Quelques trucs pour bien bichonner sa cote de crédit

Daniel Germain | Le Journal de Montréal

DVP

Illustration Adobe Stock

Notre cote de crédit teinte la perception que l’industrie des services financiers a à notre égard. D’où l’idée de la soigner, mais ce n’est pas toujours évident.

Le problème, c’est l’opacité qui entoure la méthode de calcul de notre pointage, d’autant plus que les agences de crédit se dégagent de toute responsabilité si des erreurs devaient ternir notre dossier.

Le problème, c’est aussi l’exploitation commerciale de cette donnée névralgique, l’accumulation de nos informations personnelles qu’on passe à la machine à saucisses, sans qu’on y consente.

Notre réputation tient à trois petits chiffres (de 300 à 900), ce qui n’a rien de banal. Encore récemment, on en a eu la démonstration. Depuis le début du mois de juillet, la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) n’assure plus les hypothèques pour les emprunteurs affichant une cote de crédit sous la barre des 680, contre 600 auparavant.

De façon générale, moins notre dossier de crédit est reluisant, moins on a accès aux meilleures conditions d’emprunt. Cela peut nuire aussi à la recherche d’un loyer et faire augmenter nos primes d’assurances.

Cote, cote, cote...

Veiller à maintenir une bonne cote de crédit est capital. Ça ne veut pas dire être à l’affût de ses moindres variations, c’est inutile. Il faut connaître les facteurs qui l’influencent et vérifier de temps en temps s’il n’y a pas des erreurs ou les signes d’une fraude.

Des centaines de facteurs influenceraient notre score. Pour ajouter à la complexité de l’affaire, plus d’un pointage nous est attribué. En effet, notre profil est décliné en plusieurs variantes en fonction des segments de marchés. Le prêteur automobile n’aura pas la même information sur nous que le prêteur hypothécaire, par exemple.

Lorsque nous payons pour connaître notre pointage, ce n’est pas celui qui sert à nous qualifier pour un prêt, c’en est un autre. Celui-là ne sert pas à grand-chose, sinon à nous faire payer. C’est vous dire comment les agences sont habiles à tirer le maximum de jus de nos données personnelles.

Les facteurs qui comptent

Devant une telle opacité, le mieux que vous pouvez faire, c’est de payer vos comptes et de rembourser vos prêts à temps. C’est le facteur le plus déterminant du dossier.  

L’autre élément qui pèse le plus, c’est l’usage que vous faites de votre capacité de crédit. Autrement dit, plus vous empruntez près de la limite, plus votre pointage sera miné.

Il est aussi reconnu qu’il faut conserver longtemps ses lignes de crédit. Le fait de s’accrocher à la même carte de crédit ou de maintenir une marge influence favorablement la note.

Les demandes pour de nouveaux prêts affectent temporairement la cote. D’un autre côté, plus on a expérimenté différents types de crédit (prêt personnel, hypothèque, carte, marge), mieux se portera notre dossier, aussi longtemps qu’on ne fait pas défaut.

Conseils  

  • L’accès à votre dossier de crédit est gratuit, mais pas l’accès au pointage. Votre dossier renferme tout votre historique de crédit, vous pourrez facilement voir les éléments qui clochent, s’il y en a. 
  • Deux agences tiennent votre dossier, Equifax et TransUnion. Faites les démarches auprès des deux. Si vous détectez des erreurs dans vos dossiers, une procédure est prévue pour les corriger.