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Rassemblement de gens qui ne croient pas à la COVID-19

Jasmin Dumas | TVA Nouvelles

Pendant que le Québec enregistrait 164 nouveaux cas de la COVID-19 vendredi, des centaines de complotistes qui ne croient pas à l’existence du virus se préparaient à fêter tout le week-end à Wickham, dans le Centre-du-Québec.

Ce rassemblement est jugé illégal par la santé publique, mais jusqu’ici toléré par la Sûreté du Québec.

Plus de 500 personnes sont attendues à l’événement Manifestation en chansons qui se tient sur le terrain du Verger Blanchard à Wickham, près de Drummondville. Au menu, spectacles de musique, camping et discours.

«Nous sommes un regroupement de citoyens qui veut militer pour ses droits et libertés. Nous voulons prouver que c’est possible de se rassembler sans tomber malade. C’est une arnaque», résume Mario Roy, un des organisateurs de l’événement.

«Nous avons été mis au courant de cet événement au cours des derniers jours, il s’agit d’un rassemblement illégal. Nous avons avisé la Sûreté du Québec qui a tous les pouvoirs pour intervenir», a indiqué Dre Caroline Marcoux-Huard de la direction de la santé publique de la Mauricie-Centre-du-Québec.

Un véhicule patrouille de la Sûreté du Québec s’est rendu sur place un peu avant 14h vendredi. Après une courte discussion avec l’organisateur, les policiers ont quitté les lieux.

La Sûreté du Québec (SQ) a indiqué à TVA Nouvelles être au fait de la tenue de ce rassemblement. Les policiers disent assurer une surveillance. Si des infractions sont commises vis-à-vis les mesures sanitaires, un rapport d’infraction sera envoyé au Directeur des poursuites criminelles et pénale), insiste-t-on.

«Nous n’avons pas reçu l’ordre de partir et n’avons pas reçu de constat d’infraction. Nous respectons les mesures de distanciation et on continue», raconte Mario Roy.

Ce dernier invite d’ailleurs les participants à la manifestation à signer une plainte criminelle qu’il entend déposer contre François Legault et Horacio Arruda. Il les accuse entre autres de négligence criminelle et séquestration. 

Au cabinet du premier ministre, on a préféré ne pas commenter cette éventuelle plainte.