/news/coronavirus

La COVID-19 bien plus qu’une maladie respiratoire

Agence QMI

Coronavirus 2019-nCov novel coronavirus concept resposible for asian flu outbreak and coronaviruses influenza as dangerous flu strain cases as a pandemic. Microscope virus close up. 3d rendering.

creativeneko - stock.adobe.com

Considérée au départ comme une maladie respiratoire, on sait aujourd’hui que la COVID-19 est bien plus que ça et des chercheurs de la Californie tentent maintenant d’expliquer pourquoi le virus peut s’attaquer également au cœur, aux intestins ou même au cerveau.

En avril dernier, Susan Parson, une médecin légiste de la baie de San Francisco a pratiqué une autopsie sur une personne positive lors de laquelle elle a constaté que cette dernière n’était pas du tout morte à cause de la pneumonie dont elle souffrait, mais bien à cause d’une rupture de son cœur.

«Notre système vasculaire est un système contigu. Ainsi, des blessures dans une zone, comme les vaisseaux sanguins dans les poumons, peuvent déclencher des cascades de coagulation qui affectent plusieurs organes», a expliqué la cardiologue Nisha Parikh, citée dans un papier scientifique publié vendredi par ses collègues de l’Université de Californie.

D’autres spécialistes qui commentent dans l’article sont plutôt d’avis que le virus a la particularité de se greffer dès le départ aux récepteurs ACE2, présents également dans le cœur et les intestins.

Car plusieurs personnes qui souffrent de ce coronavirus développement aussi des problèmes d’intestins. Entre 20 et 40 % vont ressentir de la diarrhée, des nausées et des vomissements.

Chez environ 50 % des personnes qui ont été atteintes, le Dr Michael Kattah, professeur en gastro-entérologie à l’Université de Californie, note encore la présence du virus dans les selles, une fois que le test nasal est ressorti négatif.

Si cela est avéré, certains spécialistes pensent que la quarantaine devrait peut-être durer plus longtemps. Ils plaident aussi pour une utilisation prudente des toilettes publiques.

Présents dans les intestins et le cœur, les récepteurs ACE2 sont aussi sécrétés dans la testostérone, ce qui expliquerait pourquoi la COVID-19 cause plus de ravages chez les hommes et beaucoup moins chez les enfants.

«Moins il y a de récepteurs ACE2, moins il y a de risque d'infection, c'est l'idée», a précisé Faranak Fattahi, chercheuse à l’Université de Californie à San Francisco.

Prudence

D’autres symptômes de la COVID-19 font toujours débat au sein de la communauté scientifique, comme les troubles neurologiques ou encore les fameux «orteils COVID».

Chose certaine, il y a quelques-uns de ces problèmes de santé, que l’on a davantage observés au cours des derniers mois, qui ne sont pas directement reliés au virus, mais plutôt au contexte de pandémie.

«Presque n'importe quelle condition – une jambe cassée, si vous voulez – vous pourriez conclure qu'elle est associée à la COVID-19», a indiqué S. Andrew Josephson, professeur au département de neurologie à l’Université de Californie.

Dans la même catégorie