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D'ex-employés du Centre des sciences témoignent

Agence QMI

Photo d'archives, TOMA ICZKOVITS (AGENCE QMI)

Celles et ceux qui connaissaient les façons de faire de Julie Payette quand elle dirigeait le Centre des sciences de Montréal n’ont pas été surpris outre mesure par les révélations sur le climat de travail «toxique» à Rideau Hall.

Les témoignages d’anciens employés de l’institution muséale ont été rapportés, samedi, par le journal «National Post».

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Depuis la sortie de la nouvelle sur le climat de travail toxique au bureau de la gouverneure générale, le téléphone d’un ex-employé du Centre n’arrête pas de sonner.

«Quand la nouvelle est sortie, j’ai reçu 15 ou 16 textos d’amis, collègues et anciens collègues: "Oh mon Dieu, ton ancienne patronne!"» a-t-il déclaré.

Des employés se souviennent avoir été humiliés lors des réunions dirigées d’une main de fer par Mme Payette.

Une employée a raconté avoir démissionné de l’institution muséale à cause de Payette, selon le quotidien torontois.

Nombre d’employés du Centre ont eu des altercations directes avec Julie Payette, dont le comportement a par contre été salué par certains, qui ont affirmé ne jamais s'être sentis «maltraités» par leur ancienne directrice.

Pour ces derniers, Payette avait des attentes quant au travail qui devait être fait, ce qui pouvait rendre susceptibles des personnes sensibles aux critiques.

En revanche, ils n’ont pas caché le fait que des employés ont effectivement démissionné à cause d’elle. «Elle ne faisait pas attention aux gens, elle manquait d’empathie», ont reconnu certains.

La porte-parole de la gouverneure générale a rejeté les allégations d’un revers de la main. «Elle (Julie Payette) a consacré sa carrière à des principes de rigueur, d’amélioration permanente, d’esprit d’équipe, de collégialité et de respect», a répliqué Ashlee Smith.

L’ancienne astronaute a quitté le Centre des sciences en octobre 2016, un départ intervenu après un mouvement de grève qui avait secoué l’institution.

Les allégations de harcèlements au sein du bureau de la gouverneure générale ont poussé le Bureau du Conseil privé à lancer un examen «approfondi, indépendant et impartial».