/finance/homepage

Autre débrayage au Port de Montréal

Agence QMI

En plus des débardeurs du Port de Montréal qui sont en grève pour quatre jours cette semaine de lundi à jeudi, les vérificateurs ont fait parvenir un avis de débrayage.

• À lire aussi: Port de Montréal: le fédéral appelé à intervenir au plus vite

• À lire aussi: Des cadres et des agents de sécurité battus au Port de Montréal

• À lire aussi: Port de Montréal: les débardeurs entament leur débrayage

Environ 70 syndiqués ne devraient donc pas travailler de mercredi matin à vendredi matin aux deux terminaux de la compagnie Termont. Ayant une convention collective différente de celle des débardeurs, les vérificateurs accusent cette entreprise de vouloir supprimer leurs emplois. Leur boulot consiste à coordonner la manutention des conteneurs par les débardeurs.

Leur syndicat affirme que si l'Association des employeurs maritimes ne maintient pas les dispositions relatives à la sécurité d'emploi de leur convention collective, il n’y aura pas de retour à la table des négociations. Ces syndiqués ont déjà débrayé la semaine dernière.

Tension 

Le conflit de travail au Port de Montréal a causé des étincelles la semaine dernière entre les employeurs et les 1150 débardeurs syndiqués qui sont sans contrat de travail depuis décembre 2018.

Il y a eu notamment des moments de fortes tensions au cours desquels une vingtaine de cadres et des gardiens de sécurité auraient été physiquement pris à partie, mercredi, par des débardeurs.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête pour vol et voies de fait. Mais devant la tournure des événements, Termont Montréal et Montreal Gateway Terminal (MGT), les deux principaux opérateurs de conteneurs du Port de Montréal, ont temporairement suspendu leurs activités vendredi pour assurer la protection de leur personne et de leurs installations.