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La résidence Chartwell Bois-de-Boulogne passe le test

TVA Nouvelles

Les premières constatations des inspecteurs dépêchés à la résidence privée pour aînés Chartwell Bois-de-Boulogne, à Montréal, font état du «respect des bonnes pratiques».  

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Des membres du personnel qui dénonçaient des soins de base déficients en plus du manque criant de ressources ont réclamé la tenue d’une enquête indépendante au sein de l’établissement. 

Le 30 juillet dernier, un inspecteur du CIUSSS du Nord-de-l’île-de-Montréal et un du ministère de la Santé et des Services sociaux ont été envoyés à la résidence pour y faire enquête. 

«L'inspection confirme qu'il n'y a pas eu de bris de service dans cette résidence et que les soins et services sont donnés conformément aux attentes, indique une porte-parole du CIUSSS par courriel à TVA Nouvelles. 

Satisfait des soins, des services offerts et de la collaboration établie avec la direction, le CIUSSS précise aussi qu’il a discuté avec des résidents, qui se disent eux-mêmes satisfaits des soins qu'ils reçoivent.  

Il n’a pas été possible de consulter le rapport des inspecteurs. Le CIUSSS a indiqué à TVA Nouvelles ne «pas avoir de document final à transmettre et que les informations fournies reflètent les constatations sur le terrain». 

Chartwell se défend   

Depuis le début de cette saga la semaine dernière, la direction de la résidence a nié en bloc les allégations à leur endroit en clamant des informations fausses et contradictoires.  

«Les conclusions du rapport d'inspection [... ] confirment la grande qualité des services offerts à Chartwell Bois-de-Boulogne et indiquent qu’en aucun cas il n’y a eu maltraitance. Nous avons d’ailleurs été inondés de témoignages de reconnaissance et de soutien des résidents et de leur famille depuis la diffusion de propos mensongers», a déclaré Marie-France Lemay, vice-présidente aux opérations et vente de Chartwell.

La direction nie également les allégations selon lesquelles des employés auraient été ajoutés à l’horaire en vue de la visite d’inspection. 

Les employés et l’employeur sont présentement en négociations de convention collective. Le syndicat insiste qu’il n’y a aucun lien entre les pourparlers et les récentes allégations, ce que conteste Chartwell.

«[...] nous croyons qu’il y a un lien à faire entre les propos diffamatoires tenus à l'égard de Chartwell et les moyens de pression du syndicat visant à nous discréditer. Nous souhaitons pouvoir respectueusement parvenir à une entente dans l'intérêt de tous, tout en assurant la quiétude pour nos résidents durant la pandémie qui n’est pas terminée», ajoute Mme Lemay dans sa déclaration.

-Avec les informations d'Andy St-André