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Arrestation d'un preneur d'otage dans un centre d'affaires à Kiev

Agence France-Presse

Les forces spéciales ukrainiennes ont arrêté lundi un homme qui avait pris en otage une personne et menaçait de faire exploser une bombe dans un centre d'affaires de la capitale Kiev.

«Le terroriste a été interpellé vivant. Il n'y a pas eu d'explosion. Des démineurs travaillent sur place», a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur, Anton Guerachtchenko, sur son compte Facebook.

Il a indiqué que l'opération avait été menée par les services de sécurité ukrainiens (SBU).

Sur Twitter, des photos publiées par le SBU montrent le preneur d'otage menotté, installé dans une camionnette par deux hommes cagoulés et armés.

«Un procès et une longue peine de prison» attendent désormais le suspect, a estimé M. Guerachtchenko.

Après être entré dans une banque du complexe Leonardo, au cœur de Kiev, le preneur d'otages avait affirmé avoir un engin explosif dans son sac à dos, selon le vice-ministre.

Il s'agit d'un homme de 32 ans de nationalité ouzbèke, a ajouté M. Guerachtchenko, selon des informations préliminaires.

«D'après ses comptes sur les réseaux sociaux, c'est une personne mentalement déséquilibrée», a poursuivi le vice-ministre, précisant qu'il n'a pas été établi que le preneur d'otage possédait véritablement des explosifs.

Une femme qui dirigeait l'agence bancaire avait choisi de rester dans le bâtiment, selon Anton Guerachtchenko, contacté par l'AFP. L'homme avait demandé à appeler la police tandis que les autres employés quittaient la banque.

Le 21 juillet, un homme armé avait pris en otage 13 passagers d'un autobus dans la ville ukrainienne de Loutsk (ouest).

Le président Volodymyr Zelensky avait rempli l'une de ses demandes en publiant un message appelant à regarder «Earthlings», un film documentaire de 2005 narré par l'acteur américain Joaquin Phoenix et condamnant les mauvais traitements envers les animaux.

L'assaillant avait ensuite libéré les otages et avait été arrêté sans faire de victimes. Mais le chef d'État ukrainien a été critiqué pour avoir cédé à cette étrange demande.

«La mauvaise nouvelle est qu'un terroriste peut forcer le président de l'Ukraine à enregistrer des vidéos», avait souligné Boryslav Bereza, un ancien député. Selon lui, ce précédent «va encourager d'autres terroristes» à passer à l'action.