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Simons dit adieu à la fourrure

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Montréal

Photo d'archives

La Maison Simons bannira la fourrure de ses magasins d’ici l’automne.

Le détaillant québécois a répondu à une demande de l’organisation PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) qui milite contre la cruauté animale. Ce groupe compte plus de 65 000 membres.

«Bravo à Simons pour avoir agi pour aider à mettre un terme à l'abattage barbare des animaux pour leur fourrure», a indiqué dans un communiqué Tracy Reiman, vice-présidente de PETA. «Les clients peuvent faire leur part en choisissant de confortables vêtements végans approuvés par PETA, pour lesquels aucun animal n'a souffert et n'a été tué», poursuit-elle.

Lundi, la direction de Simons a confirmé au Journal le retrait de ce type de vêtements de son inventaire. Aucun responsable n’était toutefois disponible pour accorder une entrevue sur ce sujet. Il n’est donc pas possible de connaître, pour l’instant, l’impact sur les finances de l’enseigne.

PETA affirme avoir partagé, au cours des derniers mois, de nombreuses vidéos d’enquêtes sur l’industrie mondiale de la fourrure impliquant, entre autres, des produits vendus chez Simons. Sur son site Internet, PETA vise notamment dans un article la marque Canada Goose.

L’organisme reproche le fait que certains animaux d’élevages passent leur vie dans des cages. PETA déplore également le fait que certains éleveurs utiliseraient des méthodes d'abattage «moins coûteuses, comme la fracture du cou, l'étouffement, l'empoisonnement, et l'électrocution génitale» pour récupérer les fourrures afin de les vendre à des designers.

Pas une première

Simons n’est pas le premier détaillant à joindre ce mouvement. Plusieurs bannières comme Macy's, Hugo Boss, Armani, Burberry, Gucci, Versace et Michael Kors ont déjà banni la fourrure de leurs collections.

Par ailleurs, au cours des dernières années, Simons a injecté des millions de dollars afin de réduire son empreinte environnementale. À Québec, l’enseigne a notamment aménagé un magasin autosuffisant en énergieaux Galeries de la Capitale avec puits géothermiques et panneaux solaires.