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Camping sauvage: la situation s'améliore dans l'Est-du-Québec

Simon Gamache Fortin | TVA Nouvelles

Plusieurs villes de l'Est-du-Québec ont dû s'ajuster en lien avec les débordements du camping sauvage sur les plages. À Rimouski, des modifications aux règlements ont été adoptées pour éviter à nouveau les abus.

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La Ville de Rimouski s’est donné des outils supplémentaires pour intervenir, s'il y a des débordements avec le camping sauvage. Certaines problématiques ont été observées plus tôt cet été dans le secteur du Bic et des ajustements ont été apportés par la Ville. Ces nouveaux leviers réglementaires permettent aux autorités d'agir contre les gens qui ont des comportements répréhensibles.

La Ville va interdire le stationnement de nuit dans certains secteurs du Rocher-Blanc et du Bic entre 22 h et 6 h. Des constats d’infractions pourront être remis. Les véhicules pourraient aussi être remorqués.

Dans certains lieux, Rimouski tolère les campeurs. «On ne peut pas tout interdire», a expliqué Marc Parent, le maire de Rimouski.

«La capacité d’accueil est grandement dépassée, donc, à vouloir tout interdire, inévitablement, il va y avoir des débordements un peu partout, a-t-il dit. Il faut démontrer de la flexibilité, c’est ce qu’on a fait. Lorsque le nombre de touristes diminuera, à ce moment-là, on pourra peut-être resserrer la vis, pour s’assurer que les gens se retrouveront dans les terrains de camping.»

État de situation en Gaspésie 

La situation s'est améliorée sur les plages de la Gaspésie. Cependant, certains incidents ont été rapportés à la députée de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, dans les derniers jours, entre autres du vandalisme.

Cette dernière a rappelé qu'il s'agit d'une minorité de visiteurs qui ont un comportement répréhensible.

«Je suis convaincue que le problème ne se réglera pas par lui-même, a soutenu la députée péquiste de Gaspé. Il va vraiment falloir que le gouvernement du Québec s’en mêle plus. J’ai demandé que ce soit fait le plus rapidement possible. On voit qu’il y a encore beaucoup de camping sauvage.»

Des patrouilles supplémentaires de la Sûreté du Québec ont été ajoutées en Gaspésie, il y a une dizaine de jours, pour accroître la surveillance.