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La grenade trouvée à Brossard était chargée

Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

Grenade

Photo courtoisie

La grenade découverte à l’intérieur d’une vieille boîte à souvenirs dans un appartement de Brossard la semaine dernière contenait bien de l’explosif, mais avait peu de chances d’exploser, ont précisé mardi les Forces armées canadiennes.

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« La grenade avait une faible chance d’exploser, car il manquait le détonateur, a affirmé mardi la lieutenante Hermione Wilson, des Forces armées canadiennes, basée à Montréal. Seule une forte chaleur aurait pu la faire réagir. »

Jeudi dernier, sa découverte a toutefois provoqué un énorme déploiement policier ainsi qu’une évacuation totale d’un secteur résidentiel sur l’avenue Trahan. L’opération a causé toute une frousse chez les locataires évacués, jusqu’en soirée.

Vers 14 h, une locataire de la Terrasse Royale sur la Rive-Sud de Montréal, Lysanne Morin, s’affairait à vider l’appartement d’un homme d’environ 70 ans, décédé un mois plus tôt.

« J’ai ouvert une boîte de livres, et j’ai vu ça au fond. C’était très lourd, raconte la dame, à propos de la grenade entreposée. C’était impressionnant à tenir. »

Son accompagnateur l’a alors pressée de déposer l’objet de guerre et de ne plus y toucher, se doutant de son niveau de dangerosité. Énervée par sa trouvaille, Mme Morin s’est empressée d’appeler le 911.

« Si quelqu’un avait pris ça pour un jouet, ç’aurait pu être dangereux », témoigne-t-elle désormais, assurant tout de même avoir manipulé l’explosif avec délicatesse.

Seconde Guerre mondiale

Des artificiers des Forces armées ont été appelés en renfort aux policiers de l’agglomération de Longueuil et de la Sûreté du Québec pour sécuriser la grenade.

« Comme elle était possiblement active, on l’a sécurisée pour le transport, a expliqué la lieutenante Wilson. La prochaine étape est de la détruire. »

Selon l’armée, il s’agirait d’un « très vieux modèle », provenant possiblement de l’époque de la Seconde Guerre mondiale.

« Ce serait un souvenir de famille de son père qui était militaire, avance Frédérique Fournier, la gestionnaire de l’immeuble. C’était un très bon locataire, un homme de famille qui gardait tous les souvenirs de ses parents. Il était toujours gentil, paisible et souriant. »

« Ce sont des cas réguliers, du déjà-vu, détaille l’ex-technicien en explosifs de la police de Montréal, Richard Thouin. Dans mon temps, on avait souvent des cas de gens qui avaient gardé ça en souvenir de leur proche. Si ç’avait explosé, ç’aurait pu causer des dommages extrêmes, surtout des dommages humains. »