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Situation difficile à prévoir pour les restaurateurs

Kevin Dupont | TVA Nouvelles

Même s'ils peuvent de nouveau accueillir des clients, la situation demeure difficile pour les restaurateurs. Ils doivent maintenant composer avec une hausse du prix des aliments.

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«La COVID a le dos large. Il y a certains fournisseurs qui en profitent pour augmenter les prix, notamment ceux du boeuf, des produits laitiers et des légumes», a affirmé Camil Lacroix, président de la Société de développement commerciale de l'Avenue Maguire et propriétaire du restaurant Chaz.

Ces prix élevés n'iront pas en s'améliorant pour les prochains mois.

«On parle des légumes à gros volume comme la laitue et les tomates», a expliqué Sylvain Charlebois, spécialiste agroalimentaire et professeur à l'Université Dalhousie.

«On peut s'attendre à des augmentations générales de 4 %, a-t-il ajouté (...) ça complique donc l'approvisionnement avec le manque de personnel dans les champs et le manque de pluie cet été. Les restaurateurs veulent garder leur prix assez bas sur leur menu et c'est certain qu'ils vont ressentir l'effet d'ici le début de l'automne.»

Les Québécois profitent de leurs vacances estivales dans les régions de la province. Les restaurateurs des grandes villes comme Montréal et Québec écopent.

«Normalement, les touristes représentent au moins 40 % de nos revenus, mais ils sont absents cet été» se désole Jean-Pierre Bédard, directeur général de la Société de développement commerciale Quartier-Montcalm,

«Il y a plusieurs propriétaires de restaurant qui ont une épée de Damoclès au-dessus de leur tête et il y en a certainement qui ne survivront pas dans les prochains mois», a-t-il ajouté.

Le propriétaire du Café Sirocco a même dû fermer ses portes temporairement sur le boulevard René-Lévesque. Il a dû faire un choix et garder son autre restaurant ouvert sur la Grande-Allée. «Ce n'est jamais facile comme choix», a commenté Ianny Xenopulos, propriétaire du Restaurant Louis Hébert et du Café Sirocco.

«Côté commercial, on n'a pas pu installer nos terrasses cet été sur René-Lévesque et en plus avec le Grand Théâtre qui est assez peu occupé dans notre secteur, il y a moins de personnes au rendez-vous, a-t-il ajouté. Les gens veulent manger sur des terrasses, alors, on a opté pour se concentrer au Louis Hébert.»

Dans la région comme partout au Québec, le chiffre d'affaires de plusieurs restaurants ont diminué de 50 %. Plusieurs d'entre eux craignent maintenant la fermeture des terrasses à l'automne pour la survie de leur gagne-pain.