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Une lampe défectueuse a causé son décès

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Victor-Esteban Galvis-Valencia

Photo Dominique Lelièvre

C’est en raison d’une lampe sur pied défectueuse qu’il aurait eu le malheur de toucher tout en utilisant un rasoir électrique qu’un homme de 25 ans est mort par électrocution, il y a deux ans, à Québec.

Victor-Esteban Galvis-Valencia, qui était infirmier dans un hôpital de la région, a été victime de circonstances aussi inusitées que tragiques, dans la nuit du 6 au 7 août 2018.

Victor-Esteban Galvis-Valencia

Photo tirée de Facebook

Victor-Esteban Galvis-Valencia

Le jeune homme, originaire de la Colombie, mais habitant Québec depuis 10 ans, terminait ce soir-là des préparatifs pour un voyage qu’il devait entreprendre le lendemain.

Quand sa mère l’a découvert étendu sur le sol du salon, dans leur logement de la rue Marie-de-l’Incarnation, un peu après minuit, le jeune homme tenait encore son rasoir électrique au niveau de la poitrine.

Celui-ci était relié à une prise murale, nous apprend un rapport de coroner qui a été déposé discrètement au début de l’année.

Danger insidieux

À proximité de lui, un luminaire sur pied était branché à une barre multiprise, elle-même connectée à la prise murale.

Des expertises subséquentes ont démontré que le cordon d’alimentation du luminaire ne disposait pas d’une fonction de mise à la terre et que deux conducteurs de l’appareil étaient sectionnés.

De nombreuses manœuvres de réanimation n’ont pas permis de sauver M. Galvis-Valencia.

« La famille savait que la lampe était défectueuse sans toutefois se douter de l’ampleur de cette défectuosité. Selon toute vraisemblance, tout en tenant le rasoir d’une main, M. Galvis-Valencia aurait tenté d’ajuster le bras flexible du luminaire, créant un circuit dont il est devenu lui-même la mise à terre », écrit la coroner Sophie Régnière.

Un examen du corps a mis en évidence de larges brûlures électriques indiquant que « le courant électrique est passé directement par le cœur ». L’infirmier est « décédé d’une électrocution avec un luminaire », conclut la coroner.

Des conseils

Bien que la prise murale n’était pas adéquatement protégée par la mise à la terre elle non plus, la coroner fait remarquer que même si elle avait été conforme, le drame n’aurait pas pu être prévenu, car l’appareil d’éclairage lui-même ne pouvait bénéficier de cette protection.

Invité à donner des conseils de prévention, Cendrix Bouchard, porte-parole d’Hydro-Québec, rappelle qu’il ne faut pas utiliser un appareil électrique défectueux.

Il faut soit le faire réparer par un professionnel soit s’en départir. « Il n’y a vraiment pas de risque à prendre », insiste-t-il.

De plus, si l’appareil possède une fiche à trois broches, il ne faut surtout pas couper ou plier la troisième tige ; c’est une broche de mise à la terre qui sert de protection en cas de défaut électrique.