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Ce qui restera de la pandémie

TVA Nouvelles

Une fois gérée la crise sanitaire et la relance économique, la pandémie du nouveau coronavirus laissera des traces sur la santé mentale des Canadiens, constate une étude de la firme Deloitte.

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Déjà, le confinement et le ralentissement économique combinés ont entraîné une augmentation des consultations auprès des spécialistes en santé mentale et une hausse des prescriptions d’anti-dépresseurs.

«Quand on fait de la recherche, on constate que les impacts humains restent beaucoup plus longtemps que les impacts économiques ou en santé publique», a noté Mathieu Laberge, directeur principal du service-conseil en économie de Deloitte, mercredi en entrevue sur les ondes de LCN.

«Une fois que la crise de santé publique va être terminée, une fois que l’économie va être redémarrée, les impacts humains, eux vont, être avec nous pendant de nombreuses années - de cinq à 10 ans dans certains cas», a-t-il jaugé.

Même advenant la trouvaille d’un vaccin efficace pour combattre la COVID-19 – Ottawa a annoncé le même jour deux ententes pour sécuriser la distribution de doses de deux vaccins avec trois compagnies pharmaceutiques à compter de 2021 -, il faudra donc peut-être des années avant de discerner et de bien comprendre tous les impacts de la propagation de la COVID-19

Moins bons résultats scolaires, augmentation de la toxicomanie et de la criminalité : il y a de nombreux dénouements à prévoir.

«Si le rapport se concentre essentiellement sur les impacts sur la santé mentale, c’est parce que ce sont les données qu’on avait à ce moment-ci, mais on sait que les impacts humains sont beaucoup plus vastes, a prévenu Mathieu Laberge. Pensez à un enfant qui a pris du retard à l’école ou à un étudiant post-secondaire qui décide de ne pas retourner au cégep ou à l’université.»

Que faut-il faire au Canada pour se parer à ces conséquences?

«On a l’occasion de se préparer et il faut la saisir à bras le corps, suggère le spécialiste de Deloitte. Pour les gouvernements, ça peut vouloir dire d’utiliser les réseaux existants. Quand on a accès à un enfant, on a accès à un parent. Nécessairement, les écoles et les garderies sont des clés pour identifier les familles et enfants plus à risques, en besoin de soutien, qu’on peut ensuite référer au public ou au privé.»

Cela passe aussi par la numérisation des services, que ce soit par le biais de visioconférences ou d’applications, selon lui.