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Gatineau : hausse significative des plaintes pour sextorsion avec le confinement

Agence QMI

Hacker with laptop

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Le nombre de plaintes pour sextorsion est en «hausse importante» depuis le mois d'avril, selon le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

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«Il est possible que les mesures de confinement entourant la COVID-19 aient joué un rôle indirect dans la hausse du nombre de dossiers puisque, les gens étant confinés, ils passent plus de temps sur les réseaux sociaux et sont donc plus à risque. De plus, cela amène les personnes célibataires à se tourner davantage vers les sites de rencontre et les rencontres virtuelles», a affirmé mercredi par communiqué la police pour expliquer la recrudescence de ce phénomène.

Ce corps de police de l’Outaouais veut donc alerter la population contre ce crime qui consiste en du chantage et de l’extorsion de la part de fraudeurs avec des images ou des vidéos à caractère sexuel souvent prises à l'insu des victimes.

Les personnes visées par ce stratagème se font piéger en rencontrant quelqu’un en ligne sur les réseaux sociaux ou des sites de rencontre.

«La conversation se transporte d'un commun accord sur une autre plateforme donnant accès à une webcaméra. Dans plusieurs cas rapportés au SPVG, c'est la plateforme Hangouts qui est utilisée», a précisé la police de Gatineau.

«Les cyberprédateurs, qui sont souvent à l'étranger, sont devenus maîtres dans l'art de convaincre rapidement les personnes de commettre des gestes intimes devant une webcaméra», ajoute la police.

Ces images sont enregistrées sans nécessairement que la victime soit au courant. Il est alors trop tard. Le fraudeur menace de les publier sur internet si la personne piégée ne lui remet pas des cartes cadeaux ou des monnaies virtuelles comme le Bitcoin.

Les malfaiteurs vont par exemple dire qu’ils publieront ces photos en mentionnant que la victime est pédophile. Ils peuvent aussi prétendre que ces gestes ont été commis devant des enfants et que la police sera alertée. Les bandits ont parfois recours à de fausses lettres d'Interpol, de la police nationale de la Côte d'Ivoire ou d'autres organisations policières pour le plan d’extorsion.

La police de Gatineau recommande donc de ne jamais faire de vidéos compromettantes sur internet, de se méfier des rencontres rapides ou si l’interlocuteur trouve des excuses pour ne pas discuter avec le micro de son ordinateur. Elle demande aussi de ne jamais dévoiler ses informations bancaires ou financières. Finalement, vaut mieux contacter la police en cas de sextorsion.