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Alain Bellemare a déjà trouvé un nouveau boulot

Sylvain Larocque | Journal de Montréal

Alain Bellemare, photographié ici l’an dernier, a été remplacé à la tête de Bombardier par Éric Martel, auparavant grand patron d’Hydro-Québec.

Photo d’archives, Martin Alarie

Alain Bellemare, photographié ici l’an dernier, a été remplacé à la tête de Bombardier par Éric Martel, auparavant grand patron d’Hydro-Québec.

Alors que l’incertitude plane sur une de ses dernières transactions chez Bombardier, Alain Bellemare vient de se trouver un nouvel emploi.

Âgé de 58 ans, M. Bellemare a été nommé hier « dirigeant d’exploitation » au Carlyle Group, l’une des plus importantes firmes d’investissement au monde. Dans ce poste de consultant, il aidera Carlyle à trouver de nouvelles occasions d’investissements et de partenariats dans les secteurs de l’aérospatiale, de la défense et des services aux gouvernements, a indiqué l’entreprise.

« Je suis emballé de me joindre à cette équipe qui figure parmi les meilleures de toutes », a déclaré Alain Bellemare dans un communiqué de Carlyle.

« J’ai hâte de mettre à profit mon expérience et mes relations », a-t-il ajouté.

« M. Bellemare continuera également de consacrer du temps à divers mandats à l’extérieur de la firme », a précisé Carlyle, dont le siège social est à Washington.

Bombardier a montré la porte à Alain Bellemare en mars après un mandat mouvementé de cinq ans marqué par d’innombrables licenciements et ventes d’actifs. 

L’ex-PDG a quitté l’entreprise avec un « arrangement » de départ qui pourrait lui valoir jusqu’à 17,4 millions $.

Carlyle est notamment propriétaire de StandardAero, une entreprise d’entretien d’aéronefs dont les origines sont à Winnipeg, et d’un loueur d’avions qui compte notamment Air Canada, Transat et WestJet parmi ses clients.

Belfast et le Maroc à risque

On vient par ailleurs d’apprendre que des conditions ne sont toujours pas respectées pour que Bombardier puisse conclure la vente de ses usines d’Irlande du Nord et du Maroc à l’américaine Spirit AeroSystems, qui doit lui rapporter environ 665 M$.

Si ce n’est pas fait d’ici le 31 octobre, la transaction sera « résiliée », comme le prévoit une entente signée l’automne dernier, a noté mardi le PDG de Spirit, Tom Gentile.

Parmi ces conditions, on compte notamment l’« absence de changements défavorables significatifs » dans les activités des usines. 

Or, la pandémie et la perte d’un contrat d’Airbus ont fortement assombri les perspectives de ces installations. 

Spirit assure qu’elle voit toujours la valeur stratégique, à long terme, de l’acquisition, ce qui ouvre la porte à la conclusion d’une transaction à prix réduit.

Bombardier publie ses résultats trimestriels ce matin.