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Catherine Chabot : un fou rire n’attend pas l’autre dans «Léo»

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE/Courtoisie TVA et Encore Productions

Il faut voir Catherine Chabot, dans la peau de Jacynthe, nouvelle patronne de Dubeau Gâteaux, tenter de garder son sérieux face aux mimiques fâchées d’un Couture (Marc Labrèche) outré de ses décisions, dans la deuxième saison de «Léo». À elles seules, ces scènes de confrontations valent le visionnement de la série de Fabien Cloutier. 

En entrevue, la comédienne de 32 ans, découverte par plusieurs dans le film «Menteur» l’an dernier, s’enflamme dès qu’on lui parle de sa complicité avec l’ex-Grand Blond et le reste de l’équipe de «Léo».

«C’est tellement difficile de ne pas décrocher, quand un homme de la trempe de Marc Labrèche – un de nos plus grands comiques, un monument de comédie du Québec – te dit, à deux pouces de la face, son fameux "Noooo"...», relate Catherine Chabot, de l’affection dans la voix.

«Écoute, la scène, on a dû la reprendre plusieurs fois, poursuit l’actrice. Toutes les scènes avec Marc sont délirantes. "Léo", c’est un plateau où on travaille sérieusement, mais tout le monde est drôle, et avec Marc Labrèche, on est toujours à une niaiserie près. C’est difficile de garder son sérieux. C’est du pur bonheur!»

PHOTO COURTOISIE/Courtoisie TVA et Encore Productions

Milieu d’hommes

Arrivée dans le second chapitre de «Léo», Jacynthe Dubeau, fille du fondateur de l’usine de pâtisseries où bossent Léo (Fabien Cloutier) et ses collègues Couture, Landry (Mario Jean), Perreault (Guillaume Cyr), Drouin (Simon Lacroix) et Julien (Didier Lucien), n’est pas méchante, mais doit imposer son autorité et se met rapidement en frais d’optimiser les opérations et de réduire les dépenses.

«Elle doit se faire respecter dans un milieu d’hommes, explique Catherine Chabot. Elle a connu tous les employés dès son plus jeune âge. Elle met le personnage de Couture à la porte, mais elle a de la peine de devoir le faire, parce que c’est un homme qui l’a vue grandir. Elle est très sensible, mais à un certain moment, elle doit mettre son pied à terre et ordonner aux gars de l’écouter et de travailler avec elle.»

«Elle doit faire des coupures et rationaliser, robotiser l’entreprise. Et ça, c’est une problématique vraiment intéressante dans les usines un peu partout au Québec : l’automatisation, la robotisation des machines, qui font en sorte qu’on coupe dans le personnel. Ça entraîne des pertes d’emplois. "Léo" parle d’une réalité qui existe vraiment.»

PHOTO COURTOISIE/Courtoisie TVA et Encore Productions

Professeur et ami

Native de Québec, diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2013, Catherine Chabot vu plusieurs regards se tourner vers elle depuis la sortie de «Menteur».

On avait auparavant vu son visage dans «O’», «Unité 9» et «Mon ex à moi».Elle a par la suite obtenu un rôle de premier plan dans le long métrage de Louis Morissette et Ricardo Trogi, «Le guide de la famille parfaite», dont la sortie, d’abord prévue cet été, a été repoussée en raison de la pandémie.

Très active au théâtre, comme comédienne et comme auteure, elle a écrit la pièce «Lignes de fuite», qui sera incessamment adaptée au cinéma. Elle planche actuellement sur son scénario, aidée d’Émile Gaudreault, âme de «Menteur» et grand ami à elle.

Mais ce n’est pas «Menteur» qui l’a menée à «Léo». Un certain Fabien Cloutier, qui fut jadis son professeur au profil théâtre au Cégep Limoilou, avait déjà cerné le potentiel de Catherine Chabot dans une salle de cours, il y a longtemps.

«C’est un homme passionné, franc, politisé. Une grande gueule qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, et qui était un modèle pour moi quand j’étais jeune», témoigne Catherine Chabot à l’égard de Fabien Cloutier.

Les deux premières saisons de «Léo» sont disponibles sur Club illico. Une troisième saison doit éventuellement être tournée.