/news/world

La goutte qui fait déborder le vase

Nora T. Lamontagne | Journal de Montréal

Pour les Libanais déjà affligés par une crise économique et politique, la destruction d’une grande partie de Beyrouth est la calamité de trop.  

« C’est la goutte qui fait déborder le vase », dit sans détour Mona Nehme, qui a connu la crise de 1958 et la guerre du Liban dans les années 1970. 

• À lire aussi: Le bilan grimpe encore: 137 morts et 5000 blessés

• À lire aussi: Veillée à Montréal pour les victimes libanaises

• À lire aussi: Explosions à Beyrouth: des Montréalais inquiets pour leurs proches

La femme, âgée de 78 ans, qui s’est retrouvée sous les décombres de sa maison dans la capitale dit avoir vu « l’apocalypse » par sa fenêtre. 

« C’est une catastrophe qui vient s’ajouter à la détresse des Libanais », ajoute Ramza Jaber Saad, secrétaire générale adjointe de la Commission nationale libanaise de l’UNESCO. 

« Je me suis rendue ce matin [mercredi] au centre de l’explosion et je manque de mots. Il n’y avait que du gris. »

Ce drame survient alors que le Liban connaît la pire crise économique de son histoire et a dû déclarer faillite en mars, sans compter la pandémie de coronavirus, des manifestations monstres contre le gouvernement les tensions géopolitiques entre les voisins de ce petit pays surnommé la « Suisse du Moyen-Orient ».