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Plus de place pour la police autochtone

TVA Nouvelles

La réforme de la Loi de la police de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, devra ratisser large. La ministre devra notamment aussi prendre en considération les nations autochtones.

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La tâche ne sera pas si simple puisqu’il ne s’agit pas de simplement confier une partie au privé. En effet, les Innus et les Attikameks, comme d'autres nations autochtones, veulent aussi leur corps de police.

«Ce qu'on aimerait, c'est avoir une police autochtone, un peu ce qui se faisait dans le temps. Puis, c'est un peu la démarche que préconisent, je pense, les Premières Nations, actuellement», indique le chef des Innus de Pessamit, René Simon.

Ce n’est pas un secret, les tensions entre les Innus et la Sûreté du Québec ont été nombreuses au fil des ans. 

En point de presse mercredi, les Autochtones sont venus demander des milliards au gouvernement du Québec pour régler toute la question de la distribution de l'hydroélectricité aux États-Unis en passant sur les terres ancestrales. 

L’intervention de la SQ lors du point de presse pour rappeler à la nation d’éviter tout débordement a fait grincer des dents le chef Simon.

«Je n'ai pas besoin de l'intervention de la Sûreté du Québec, justement, quand on fait des conférences de presse dans des lieux publics comme ça, dit-il. On est capables, justement, de faire des conférences publiques d'une façon civilisée, pas dans l'idée de ce que la Sûreté du Québec pense, peut-être, des Autochtones.»

Rappelons qu'il y aura des consultations à l'automne et que le livre vert sera déposé en 2021.

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