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Un vaccin pour tous pour une reprise rapide, plaide l'OMS

Agence France-Presse

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus s'est insurgé jeudi contre tout «nationalisme» en matière de vaccin, plaidant pour la mise en commun des outils permettant à la planète de combattre la COVID-19.

«Le nationalisme vaccinal n'est pas bon. Cela ne va pas nous aider», a-t-il déclaré lors du Forum Aspen sur la sécurité, trois jours de débat devenus virtuels cette année.

«Il devrait y avoir un consensus mondial pour faire de tout vaccin un bien public commun; (...) c'est un engagement politique», a-t-il plaidé.

Pour lui, il ne s'agit pas de «partager au nom du partage», mais bel et bien parce que c'est une nécessité et que cela bénéficiera à tous, y compris aux pays mieux dotés : «Ils ne font pas la charité aux autres. Ils le font pour eux-mêmes, car lorsque le reste du monde se rétablit et s'ouvre, ils en bénéficient également.»

«Une reprise plus rapide, c'est une reprise ensemble, parce que nous vivons dans un monde globalisé. Les économies sont intimement liées». Il ne peut pas y avoir «quelques pays sûrs qui récupèrent. Tout le monde doit récupérer ensemble», a-t-il souligné.

«Les dommages causés par la COVID-19 pourraient être moindres si les pays qui ont les moyens s'y engagent», a-t-il insisté.

Quelque 26 vaccins candidats sont à divers stades de test, dont six «à une bonne étape, d'essais cliniques», a de son côté réaffirmé le directeur des urgences sanitaires de l'OMS, Michael Ryan, en exprimant à nouveau un espoir tempéré.

«La phase 3 ne veut pas dire “on y est presque”», a expliqué l'épidémiologiste. «La phase 3 signifie que c'est la première fois que ce vaccin est introduit dans la population générale, chez des individus par ailleurs en bonne santé, pour voir si le vaccin les protégera contre une infection naturelle».

Cependant, «il n'y a aucune garantie que l'un de ces six nous donnera la réponse — et nous aurons probablement besoin de plus d'un vaccin pour faire ce travail», a-t-il dit.

Le Sars-Cov-2 a tué au moins 708 000 personnes et en a infecté plus de 18,8 millions depuis l'apparition de la pandémie en Chine en décembre dernier, selon un décompte de sources officielles compilé par l'AFP.

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