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Aluminium: une surtaxe très mal reçue à Bécancour et à Deschambault-Grondines

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

La nouvelle surtaxe américaine sur l’aluminium canadien fera particulièrement mal à l'Aluminerie de Bécancour qui finit à peine de se relever du dernier conflit de travail.

Il faut dire qu'une partie de la production d'ABI reste au Québec notamment pour être transformée à Bécancour même.

«C'est une autre tuile par-dessus le paquet en ce qui concerne l'industrie majeure qu'on a à Bécancour. Donc pour résumer, je m'en serais passé», s'est désolé le maire Jean-Guy Dubois. Même réaction du côté de Deschambault-Grondines où Alcoa exploite une aluminerie avec 550 travailleurs.

«C'est difficile à comprendre. Le Canada, quand même, est l'un des plus importants partenaires économiques des Américains sinon le plus gros. J'ai l'impression qu'on se retrouve encore dans le même film», a déploré le maire Gaston Arcand.

Alcoa se dit déçue du geste américain.

«L'application des droits de douane entraînera des perturbations inutiles pour les producteurs et provoquera des distorsions sur le marché. L'imposition de droits de douane ne règle pas la question de la surcapacité chinoise», a fait valoir par communiqué le géant de l'aluminium.

Le syndicat des Métallos a aussi vivement réagi.

«C'est loufoque pour Trump de dire que la sécurité nationale de nos voisins du sud est menacée parce qu'on exporte de l'aluminium», a martelé Dominic Lemieux, directeur québécois des Métallos.