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Les faillites sont en baisse à Québec

Raphaël Beaumont-Drouin | TVA Nouvelles

Malgré un printemps économiquement mouvementé en raison de la COVID-19, le nombre d’entreprises ayant déclaré faillite à Québec en 2020 est dans un creux historique. Ces chiffres ne reflètent toutefois pas la réalité selon deux syndics de faillite de la région.

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«J'ai jamais vu ça. J'ai jamais vu une période tranquille de même», laisse tomber Daniel Langlois, président de GDL Crédit ressource, qui compile les faillites commerciales au Québec depuis près de 25 ans. 

Au total, 59 entreprises ont déclaré faillite à Québec entre le 17 mars et le 31 juillet 2020, 31 de moins que lors de la même période l’an dernier. 

Malgré la COVID et le confinement qui ont limité l’activité économique, le nombre d’entreprises déclarant faillite est anormalement bas pour cette période de l’année.  

«Généralement après les vacances de la construction, on voit toujours une hausse d’entreprises qui font faillite, ce qu’on voit pas dans le moment», relate-t-il.

Des chiffres qui ne reflètent pas la réalité selon Stéphane Leblond. Le président du syndic de faillite Leblond & associés croit que les programmes d’aide fédéraux maintiennent plusieurs entreprises sur le respirateur artificiel en plus de camoufler le nombre réel d’entreprises insolvables.   

«La situation risque d’être bien différente à l’automne quand les entreprises auront plus ce genre de subventions et que la PCU va se terminer», affirme-t-il.

Un avis que partage également Georges Faucher de BRESSE syndics, qui ajoute que le confinement et la fermeture des bureaux de syndics de faillite a empêché plusieurs entreprises d’entamer des procédures d’insolvabilité.

«[À l’automne], soit il va y avoir beaucoup de gens qui vont avoir réussi à passer au travers qui vont récupérer leur job et que les commerçants vont recommencer à faire des affaires; à l’inverse, il pourrait y avoir encore beaucoup de faillites, explique Stéphane Leblond. Tout ce qu’on a pas eu en mars, avril, mai et juin, on va l’avoir dans une période plus compressée.»