/finance/homepage

Les PME insatisfaites de l’Aide au loyer

Agence QMI

Si les petites et moyennes entreprises (PME) sont généralement satisfaites de la Subvention salariale et du compte d’urgence, l’Aide au loyer, mise en place par Ottawa à cause de la pandémie, les laisse globalement sur leur faim.

• À LIRE ÉGALEMENT: Situation toujours préoccupante pour les PME

• À LIRE ÉGALEMENT: Des dizaines de millions de dollars pour soutenir l'économie à Montréal

Malgré les besoins, à peine 15 % des PME canadiennes se sont prévalues de l’Aide au loyer (AUCLC) et seulement 20 % sont satisfaites, indique un sondage commandé par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

«Le programme ne fonctionne pas du tout, autant pour les locataires que pour les propriétaires commerciaux, a commenté par communiqué Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI. Malgré cela, il n'a pas été amélioré depuis sa mise en place, hormis le fait qu'il ait été prolongé pour juillet et août.»

L’Aide au loyer permet en théorie aux petites entreprises de toucher un prêt-subvention qui s’élève à 50 % du loyer mensuel. Les bénéficiaires de ce programme doivent cependant s’engager à respecter certaines contraintes, comme de ne pas chercher à récupérer le montant de réduction du loyer quand la subvention prendra fin.

D’après M. Guénette, trop peu de compagnies y ont droit, même si le gouvernement Trudeau s’est engagé en mai à rendre admissibles les entrepreneurs qui font affaire avec un compte personnel plutôt qu’avec un compte d’entreprise.

Plus de succès

D’autres programmes fédéraux créés durant la crise de la COVID-19 ont tout de même plus de succès auprès des entrepreneurs, selon ce sondage mené auprès de 4669 membres de la FCEI à partir du 31 juillet.

On apprend entre autres que le Compte d’urgence (CUEC) a profité à 60 % des sondés, et que près de 70 % des PME voient d’un bon œil ce programme.

Le CUEC est un prêt sans intérêt pouvant atteindre 40 000 $, permettant aux PME et aux organismes sans but lucratif de couvrir leurs coûts d’exploitation durant une période creuse.

Toujours selon les données recueillies par la FCEI, les entrepreneurs canadiens sont maintenant satisfaits de la Subvention salariale (SSUC), cette initiative fédérale qui permet aux entreprises en difficulté de réembaucher leurs employés mis à pied en échange d’une subvention pouvant couvrir jusqu’à 75 % des salaires.

Deux entrepreneurs sur trois disent apprécier l’existence de la SSUC et 55 % y ont recours.

«Bien que cela ait pris du temps, le gouvernement a tenu compte des inquiétudes des chefs de PME à l'égard de la SSUC et a apporté des modifications très utiles à ce programme. Il faut aussi reconnaître que les critères d'admissibilité au CUEC ont été élargis à deux reprises, ce qui a été une véritable bouée de sauvetage pour des centaines de milliers d'entreprises au pays. Malheureusement, il semble que les progrès se soient arrêtés là», a mentionné Jasmin Guénette en référence aux difficultés rencontrées par l’Aide au loyer.