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Relations sexuelles avec mineure: un homme de Sept-îles condamné après avoir été piégé

Alexandre Cantin | TVA Nouvelles

Un individu de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, qui avait clairement signifié ses intentions d’avoir des relations sexuelles avec une enfant a écopé de 20 mois de prison vendredi.

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Claude Allain présente un risque de récidive jugé modéré, a-t-on fait savoir au palais de justice de Sept-Îles.

L’homme de 62 ans a fait l’objet d’une enquête de la police de Victoria, en Colombie-Britannique, en mars 2018.

Un enquêteur en cybercriminalité avait amorcé avec lui une discussion sur un site de clavardage où des fichiers de pornographie juvénile sont échangés.

Le policier s’est présenté comme une mère offrant les services sexuels de sa fille.

Claude Allain s’est montré intéressé et a même signifié qu’il était prêt à aller en Thaïlande pour avoir des relations sexuelles avec cet enfant fictif.

Il a aussi partagé avec l’enquêteur des scénarios de relations sexuelles avec l’enfant, en plus de partager trois fichiers de pornographie juvénile.

En juin dernier, plus de deux ans après son arrestation, l’homme a reconnu sa culpabilité à trois chefs d’accusation : possession et distribution de pornographie juvénile et avoir fait un arrangement en vue de perpétrer une agression sexuelle sur un enfant.

Une peine sévère ?  

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Mélissa Hogan, a souligné vendredi que la peine de 20 mois imposée à Claude Allain tient compte de la récente jurisprudence.

«C’est une décision dans laquelle la juge a, je pense, et je suis très contente, tenu compte des critères de l’arrêt Friesen » a-t-elle déclaré quelques minutes après la lecture de la décision.

«C’est un arrêt qui a été rendu par la Cour suprême récemment et qui vient poser des nouvelles balises à l’égard des crimes de nature sexuelle sur des enfants. Ça vient dire: "écoutez, tribunaux, il faut que les peines soient plus sévères "» a-t-elle expliqué.

Claude Allain avait bénéficié d’une remise en liberté après son arrestation en mars 2018, mais cette dernière a été révoquée en octobre 2019.

Compte tenu de la détention préventive, il lui reste 174 jours d’emprisonnement à purger.

Quant au temps qu’il lui reste à purger, est-ce que c’est suffisant ou pas? C’est ce qu’on va examiner à tête reposée», a affirmé Me Hogan.

Que leurs victimes soient réelles ou fictives, comme dans le cas d’Allain, les prédateurs sexuels risquent les mêmes conséquences face à la justice, a poursuivi l’avocate.

«Le fait que la personne discutait avec un enquêteur ne peut pas être utilisé pour amoindrir la responsabilité du contrevenant», a observé Me Hogan.

Claude Allain est désormais inscrit au registre des délinquants sexuels et devra respecter une série de conditions pendant une période de probation de 24 mois.