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Les commerçants de la Plaza Saint-Hubert ne sont pas au bout de leur peine

TVA Nouvelles

D’abord frappé par la pandémie de COVID-19, des commerçants de la Plaza Saint-Hubert, à Montréal, continuent d'avoir des maux de têtes en raison de travaux qui s’éternisent devant leur établissement.

Certains diront que c’était inévitable notamment parce que la COVID a forcé l’arrêt des chantiers au pic de la pandémie.

Mais la différence est assez frappante, on pourrait croire à deux mondes en regardant des deux côtés de l’artère commerciale. Le phénomène s’explique par le fait que les travaux ont été faits en deux phases et que la première est complétée.

Résultat : plusieurs commerces sont obligés de fermer temporairement faute de rentabilité.

«Depuis le début des travaux, on a reçu énormément de plaintes. Des fois, je me pose la question si on n'en a pas eu plus que le 311», raconte Mike Parente, directeur général de la Société de développement commercial de la Plaza Saint-Hubert.

Depuis deux ans, la Plaza se refait une beauté au coût d’environ 60 millions de dollars.

La première phase des travaux est complétée depuis un certain temps. La marquise a fait son apparition; le pavé uni. Mais la deuxième phase des travaux devait se terminer au mois d'août. Or, en raison des retards accumulés, les travaux s’étaleront encore sur quelques semaines.

«L'entrepreneur a ajouté des équipes, ce qui fait qu'on pense qu'on va avoir un retard d'environ deux semaines sur l'échéancier prévu initialement. En fait, on essaie d'aller le plus vite possible», indique Luc Rabouin, responsable du développement économique de la Ville de Montréal.

Sauf que pour bien des commerçants, c'est un coup dur à encaisser.

À 14h30 samedi, Suzanne Ohana, propriétaire de La Mariée Suzanne Couture, ne compte pas un seul client. Elle espère ne pas avoir à mettre la clef dans la porte.

«Je ne veux pas fermer parce que je veux travailler toute ma vie. J'aime mes robes!» clame-t-elle.

Pour d'autres, plus aventuriers, c'est un coup de dés.

Gabriella Garbeau a choisi d’aller à contre-courant. Elle s’est ouvert une boutique éphémère pendant quelques mois.

«Je pense que c'est une opportunité pour moi de venir ici parce que je sais que, dans quelques années, ça va être... les affaires vont être florissantes», dit la propriétaire de la Librairie Racines.

Pour soutenir les commerçants, la Plaza a lancé une campagne de financement participatif au mois de juillet. L'objectif de 75,000 dollars a déjà été atteint.