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Porter n'importe quel masque n'est pas utile

TVA Nouvelles d'après CNN

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont des nouvelles concernant le port du masque, dans le cadre du combat contre la pandémie de COVID-19.

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Le département américain de santé publique recommande encore et toujours le port du masque au visage, mais demande à la population de ne pas en porter avec des soupapes ou des ventes, fonctionnalités qui laisseraient le nouveau coronavirus de se propager quand même.

Porter n'importe quel couvre-visage n'est donc pas nécessairement utile pour se protéger de la COVID ni protéger les autres.

«Des masques avec des soupapes ne fonctionnent pas. Ce qui se produit quand on respire, et nous savons cela depuis longtemps, c’est que la soupape s’ouvre pour laisser l’air s’échapper, ce qui pourrait vous infecter», a expliqué Gavin MacGregor-Skinner, expert de Washington au Global Biorisk Advisory Councic (GBAC), dans une entrevue diffusée par CNN vendredi.

En d’autres mots, cela signifie que les fameux masques N-95, ces masques utilisés par les intervenants en santé, en première ligne de la bataille contre le coronavirus, ne doivent pas être arborés par la population.

Tissé serré  

Or, qu’est-ce qu’un bon masque?

«Ce doit vraiment être composé d’un matériau tissé serré. Les draps font des masques faciaux idéaux parce qu’ils peuvent être nettoyés, donne MacGregor en exemple. N’importe quel masque qui ressemble à cela fonctionne bien. Tout matériau qui s’étire ne fabrique pas un bon masque parce cela permet aux gouttelettes de se répandre.»

Aux États-Unis, on estime que, si 95% de la population portait le masque, on pourrait éviter environ 70 000 morts. 

«Hors de tout doute, si vous empêchez le virus de saisir sa chance de se transmettre, cela ralentit la pandémie, a souligné auprès de CNN le professeur William Hanage, épidémiologiste de l’Université Harvard. Si vous lui enlevez assez de chances de se transmettre, il s’éteindra. Tout ce que vous pouvez faire pour lui enlever la chance d’infecter d’autres êtres humains aide énormément. Les masques forment une grande part de cet effort.»

Dr Desmond Carson, urgentiste, en rajoute. «C’est un très, très petit effort, un effort minime pour minimiser les pertes humaines», dit-il qualifiant de «ridicule», d’«irrespectueux» et d’«inhumain» le refus de porter un masque. 

Au Québec, à l’approche de la rentrée, on peut s'attendre à ce que les élèves du secondaire aient à porter un masque à l'école, si on se fie à la nouvelle recommandation de Santé Canada qui en suggère même le port à partir de 11 ans. 

Par ailleurs, le ministère de la Santé ne compte pas obliger le port du masque dans les lieux communs des immeubles d’habitation, et ce, même si une deuxième vague de la COVID-19 est fort probable à l’automne.