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Vaccin efficace à 100%? Les chances ne sont «pas excellentes»

TVA Nouvelles et Agence France-Presse

Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIH). [Juillet 2020]

AFP

Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIH). [Juillet 2020]

Les chances qu’un vaccin soit à 100% efficace ne sont «pas excellentes» selon la figure de proue du combat contre la COVID-19 aux États-Unis, soit Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIH).

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«Nous ne savons pas encore quelle sera l’efficacité du vaccin», a précisé le responsable de la santé publique américaine vendredi dans le cadre d’un webinaire de l’Université Brown (Rhode Island) – des propos relayés par Sky News.

«Nous ne savons pas si ce sera efficace à 50% ou à 60%. J’aimerais que ce soit 75% ou plus», a dit Dr Fauci, prévénant que l’approche sanitaire préventive ne doit «jamais être abandonnée», advenant le cas probable où le développement d’un vaccin efficace à 98% ou plus soit impossible.

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi un nouvel investissement d'un milliard de dollars dans le projet de vaccin contre la COVID-19 de la compagnie pharmaceutique Johnson & Johnson, faisant monter les investissements totaux à plus de neuf milliards de dollars.

Johnson & Johnson, via sa filiale Janssen, avait déjà reçu fin mars 456 millions de dollars. Le nouveau milliard financera un projet de démonstration de fabrication à grande échelle de son vaccin expérimental, avec la livraison promise de 100 millions de doses, si le vaccin prouve son efficacité. Les parties prévoient un éventuel avenant de 200 millions de doses supplémentaires.

Ce chèque fait monter les investissements publics américains à au moins 9,4 milliards de dollars dans des projets de vaccins, y compris des contrats d'approvisionnement signés avec cinq sociétés prévoyant la livraison d'au moins 700 millions de doses, selon un décompte de l'AFP.

À condition que les vaccins soient autorisés, les États-Unis pourraient obtenir en théorie 100 millions de doses de quatre groupes (Johnson & Johnson, Novavax, Pfizer/BioNTech, Sanofi/GSK) et 300 millions de doses d'Oxford/AstraZeneca, cette dernière alliance ayant également signé ou étant en négociations avec d'autres pays, notamment 400 millions de doses pour l'Union européenne.