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La motomarine fait encore des victimes au Québec

Anne-Sophie Poiré | Journal de Montréal

Les plongeurs de la Sûreté du Québec et la patrouille nautique de la police de Laval ont poursuivi les recherches sur la rivière des Prairies dimanche pour retrouver Mohamed Bassam Derbass (en mortaise). L’homme de 26 ans est disparu depuis samedi.

Photos Martin Alarie et tirée de Facebook

Les plongeurs de la Sûreté du Québec et la patrouille nautique de la police de Laval ont poursuivi les recherches sur la rivière des Prairies dimanche pour retrouver Mohamed Bassam Derbass (en mortaise). L’homme de 26 ans est disparu depuis samedi.

Les plans d’eau du Québec ont été le théâtre de plusieurs drames au cours des derniers jours alors que quatre personnes y ont été gravement blessées ou sont disparues, et trois y ont trouvé la mort.

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« Les fortes pluies qui sont tombées dans la dernière semaine ont fait hausser le courant dans l’eau et, donc, les tourbillons », explique le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.

Les risques de chutes et de noyades sont ainsi plus importants, « surtout sans veste de flottaison ou si on ne la porte pas ou [pas] correctement », ajoute l’expert.

Ce sont surtout les tragédies liées à la pratique de la motomarine qui sont préoccupantes cet été. En six ans, la Société de sauvetage a dénombré trois décès qui y étaient liés dans son dernier bilan. 

Or, cette saison est bien différente.

Samedi, deux incidents impliquant ces engins sont survenus sur la rivière des Prairies en l’espace de quelques heures.

Mohamed Bassam Derbass, 26 ans, était toujours porté disparu dimanche soir après avoir été happé par un bateau de plaisance à la suite d’une chute de sa motomarine, peu avant 18 h, samedi, à Laval.

Les plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ) et la patrouille nautique de la police de Laval ont poursuivi les recherches dimanche pour trouver l’homme d’origine libanaise.

Puis, samedi vers 21 h 15, un homme de 40 ans a été gravement blessé au visage à la suite d’une collision entre sa motomarine et possiblement une bouée, près de l’île Bizard, à Montréal. Sa passagère de 38 ans a été traitée pour un choc nerveux.

Plus tôt en juin, Édith Gélinas, 32 ans, Alexandre Gauthier, 34 ans, et leur fils de 4 ans, Mavrick, sont décédés dans un accident de motomarine sur le fleuve Saint-Laurent, à Nicolet, au Centre-du-Québec. 

Activité populaire 

Pour le président du Club Motomarine Montréal, Julien Bédard, « le fait qu’il y a plus de plaisanciers sur l’eau augmente le risque d’accident ».

Il mentionne que depuis 2016 la présence de motomarines sur l’eau a bondi. 

« Les ventes ne cessent d’augmenter, dit-il. Cette année, les concessionnaires n’ont plus aucun modèle en stock. »

Les motomarines ne sont pas les seules responsables des récents décès nautiques au Québec. 

Rivières mortelles

Samedi, la dépouille de Debra Wittenburg Lytle, 68 ans, a été repêchée dans la rivière Coulonge, à Mansfield-et-Pontefract, en Outaouais.

La SQ a précisé que la découverte de ce corps n’avait rien à voir avec les recherches en cours, dans cette même municipalité, pour retrouver un homme d’une trentaine d’années qui aurait été emporté dans les rapides, mercredi. Il manquait toujours à l’appel dimanche soir. 

Et vendredi, Alexandre Morier, 44 ans, et sa fille, Zoé, 4 ans, ont été découverts sans vie dans la rivière Rouge. Le père a tenté de rattraper sa fille et son garçon, entraînés par le courant.

Depuis le début de 2020, 68 noyades ont été dénombrées au Québec par la Société de sauvage, comparativement à 47 à pareille date l’an dernier.

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