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Les parents prêts pour une rentrée hors du commun

Kevin Dupont | TVA Nouvelles

Même s’ils ne savent pas trop à quoi s’attendre, les parents sont bien au fait que la rentrée scolaire en sera une qui est hors du commun.

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De passage à la succursale Ma Boutique Scolaire à Québec, une cinquantaine de parents ont défilés dans les rangées, liste d'école à la main. 

«Mon fils qui va à l'école, il est déjà très habitué aux consignes, il porte le masque même s'il a six ans», raconte la mère d'un élève.

Pour un père de trois jeunes garçons croisé à la boutique, le retour à l’école est essentiel.

«La formation à la maison à ses limites», estime-t-il.

Alors que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge doit présenter la révision de son plan de la rentrée lundi, certain espère que le retour à l’école se fera sans heurt.

«C'est sûr que, moi, j'aimerais que ce soit une rentrée normale pour les jeunes enfants, que ce ne soit pas trop stressant et qu'il n'y ait pas trop de consignes», témoigne une autre maman.

Masques et «bulles-classe» 

Entre port du masque obligatoire dans les corridors d'école et formation de «bulles-classe», les parents d'élèves du Québec auront finalement des réponses à leurs nombreux questionnements.

D’ailleurs, une équipe de spécialistes a remis un document de propositions aux ministères de la Santé et de l'Éducation.

«Un exemple, la bulle de 5 ou 6, étendons-la à la classe pour former une bulle-classe. L'élève sera à ce moment bien dans sa classe et s'il veut aller voir son ami, il ne se fera pas crier de rester à un mètre de ce dernier. C'est sûr que la rentrée ne pourra pas être comme avant, il faudra faire des concessions», explique Dre Véronique Groleau, gastro-entérologue pédiatre au CHU Sainte-Justine.

Pour d’autres experts, le gouvernement devra s’assurer de mettre l’équipement nécessaire à la disposition des enseignants et des parents, peu importe le plan qu’il adoptera.

«Si on veut offrir une formule hybride, c'est-à-dire idéalement en classe et aussi la possibilité d'avoir accès en ligne, il faut s'assurer que les gens aient l'équipement informatique nécessaire», affirme Monique Brodeur, doyenne intérimaire de la Faculté de Science politique et de droit à l'UQAM.

Minuit moins une 

Les spécialistes affirment aussi que ce plan révisé est attendu depuis de nombreuses semaines.

«Je pense qu'il était temps pour présenter ce plan demain. Il n'aurait pas fallu attendre une semaine ou deux de plus, car les directions d'écoles, c'est maintenant qu'elles travaillent sur la rentrée», ajoute Dre Véronique Groleau.

Les experts sont unanimes: la prudence est de mise.

«Il faut vraiment faire le tout de façon à assurer un contexte sécuritaire pour les élèves et les enseignants», commente Monique Brodeur.

Le port du masque dans les corridors au secondaire sera également envisagé, selon Dre Groleau.

«On avait recommandé le port du masque en haut de 12 ans, car on sait que les adolescents peuvent transmettre la maladie, tandis que le risque est très faible pour les jeunes enfants. Mais selon les dernières études, on a parlé que peut-être, le quota était plutôt à 10 ans», explique-t-elle.

Malgré toutes ces mesures, les élèves n'ont qu'une priorité : c'est de revoir leurs amis dans cette rentrée scolaire qui sera bien différente des précédentes.