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Retour en classe: le plan du gouvernement attendu de pied ferme

TVA Nouvelles

Le gouvernement de François Legault doit annoncer lundi son plan de match pour la rentrée scolaire et beaucoup de questions subsistent à moins de trois semaines avant le retour sur les bancs d’école.

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Les annonces du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge sont attendues de pied ferme. Les centres de services scolaires de la province ont un peu moins de deux semaines pour s’ajuster à d’éventuelles nouvelles consignes.  

Depuis juin, le plan de retour en classe prévoit un retour à temps plein dans des classes régulières.

Un plan pour rassurer les parents      

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) attend avec impatience le plan sur le retour en classe, estimant que plusieurs personnes sont inquiètes en absence de réponses à leurs questions.

«On s’attend à un plan qui est vraiment costaud, élaboré et très détaillé pour rassurer le personnel et pour rassurer les parents», lance Sonia Éthier, présidente de la CSQ. 

Cette dernière admet avoir de grandes attentes envers ce plan, notamment pour rassurer les parents et les enseignants qui se questionnent à ce sujet. 

Le port du masque chez les élèves et les enseignants tout comme le modèle de masque qui sera recommandé est au cœur des préoccupations. 

La disponibilité des équipements sanitaires et le nombre suffisant de membres du personnel de soutien pour assurer que les lieux soient désinfectés soulève aussi des inquiétudes. 

«Est-ce que tout ça va être prêt? Est-ce que ça va faire partie du plan? Ça, pour nous, c’est primordial, parce que les enfants, on le sait, peuvent être contagieux et ça va prendre des mesures très, très, très spécifiques pour faire en sorte que la pandémie ne s’aggrave pas», soutient Mme Éthier. 

Elle souligne d’ailleurs que le temps presse pour que les écoles puissent mettre les mesures en place avant la rentrée scolaire. 

«Il est minuit moins une et l’école, ce n’est même pas dans deux semaines pour certaines commissions scolaires. Alors ça va être vraiment important que, dans le plan que le ministre va déployer, on ait toutes ces informations-là», affirme la présidente de la CSQ. 

Elle souhaite également que les mesures soient suffisamment claires pour prévoir la marche à suivre en cas de deuxième vague de la COVID-19 pour éviter que les mesures ne changent dans quelques semaines. 

«On sait qu’il y aura peut-être une deuxième vague, alors soyons clairs et que ce plan-là soit là pour rester et qu’on n’ait pas d’autres indications dans deux semaines», demande Sonia Éthier. 

Un retour «nécessaire»      

Selon Dre Caroline Quach, pédiatre et microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine, le retour à l’école est nécessaire pour la santé mentale des enfants et des parents.

«En termes de développement et de socialisation, il n’y a rien de mieux que d’être avec d’autres enfants et des enseignants en présentiel pour pouvoir se développer pleinement», soutient Dre Quach. 

Bien que des parents s’inquiètent en matière de prolifération du virus, la spécialiste en la matière croit qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter en regard des chiffres observés pendant l’été dans les camps de jour de la province. 

«Oui, on pense qu’il va y avoir de la transmission, mais on pense que c’est un risque qui vaut la peine. Il est certain qu’il y aura des cas et que la Santé publique va faire des enquêtes et certaines classes pourraient être remises en quarantaine, mais pas toutes les écoles d’un coup», croit la pédiatre et microbiologiste-infectiologue. 

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