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Au tour des Parisiens de devoir sortir masqués

Agence France-Presse

Le jour où Paris, à l'instar d'autres villes dans le monde, a décrété le port obligatoire du masque dans ses lieux les plus fréquentés, l'OMS a enjoint lundi les gouvernements et les citoyens du monde à tout faire pour «éradiquer» la transmission du coronavirus.

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Les habitants et les visiteurs de la capitale française doivent désormais porter le masque dans les quartiers les plus fréquentés de la ville pour tenter de freiner un rebond du coronavirus, en dépit de températures caniculaires.

La mesure concerne une centaine de rues situées dans la quasi-totalité des arrondissements de la ville.

«Dans telle rue, on le porte, dans telle autre non! Vous croyez qu'on a tous un plan de Paris en tête? Et ces pauvres touristes, déjà qu'on n'en a pas beaucoup, ils ne vont rien comprendre!», s'emporte Didier, cafetier rue du Faubourg Saint-Denis.

Prévue pour une durée d'un mois renouvelable, cette mesure doit permettre selon les autorités sanitaires d'enrayer une nouvelle progression du virus qui fait craindre une deuxième vague de l'épidémie.

Mais même si beaucoup râlent, globalement, dans plusieurs des zones concernées, le masque était lundi matin nettement plus visible que les jours précédents, a constaté une journaliste de l'AFP.

«Encerclée»

En rendant le port du masque obligatoire, Paris emboîte le pas d'autres villes françaises, mais également à d'autres pays, de la Belgique à la Roumanie ou encore à la quasi-totalité de l'Espagne qui depuis fin juillet ont musclé leurs mesures sanitaires.

Cette mesure va dans le sens des recommandations faites par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

Le directeur général de l'Organisation Tedros Adhanom Ghebreyesus a enjoint lundi aux gouvernements et aux citoyens de tout faire pour «éradiquer» la transmission du Sars-CoV-2, en passe d'avoir contaminé vingt millions de personnes et provoqué 750 000 décès

«Cette semaine, nous atteindrons 20 millions de cas enregistrés de COVID-19 et 750 000 décès. Derrière ces statistiques, il y a beaucoup de douleur, de souffrance», a-t-il déclaré. 

«Beaucoup d’entre vous sont en deuil; c’est un moment difficile pour le monde. Mais je veux être clair, il y a des bourgeons d'espoir et (...) il n’est jamais trop tard pour inverser l’épidémie». Mais pour cela «les dirigeants doivent se mobiliser pour agir et les citoyens doivent adopter de nouvelles mesures», a-t-il dit.

«Mon message est limpide: éradiquer, éradiquer, éradiquer le virus. Si nous éradiquons efficacement le virus, nous pouvons ouvrir les sociétés en toute sécurité», a-t-il insisté en passant en revue plusieurs pays dont les efforts ont porté leurs fruits. 

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