/finance/homepage

Mr. Puffs à la conquête du monde

Martin Jolicoeur | Journal de Montréal

Quelques-uns des dirigeants de Mr. Puffs : Dimitri Georgoulas, v.-p. des finances, Pandelis Siounis, président fondateur, Tom Bountis, v.-p. du développement et Jimmy Nikolidakis, v.-p. des achats.

Photo courtoisie

Quelques-uns des dirigeants de Mr. Puffs : Dimitri Georgoulas, v.-p. des finances, Pandelis Siounis, président fondateur, Tom Bountis, v.-p. du développement et Jimmy Nikolidakis, v.-p. des achats.

Pandémie ou non, la chaîne québécoise de restauration rapide Mr. Puffs poursuit sa croissance par l’ouverture d’un premier restaurant à l’étranger, à Orlando, en Floride.

« C’est certain que le contexte entourant la COVID en Floride rend une telle ouverture particulière », admet son président fondateur, Pandelis Siounis, des États-Unis. 

« Mais notre emplacement est bon. Et comme, en temps normal, Orlando accueille 80 millions de touristes par année, je demeure convaincu que c’est ce qu’il faut faire. »

Septième d’une famille de 11 enfants, élevés à Montréal dans Parc-Extension, Pandelis Siounis a toujours cru que le concept de franchises spécialisées dans la vente de beignets d’origine grecque (des loukoumades, de leur vrai nom) avait tout ce qu’il fallait pour faire sa place partout sur la planète.

Le beignet, international 

Sans détour, il exprime son intention de faire de Mr. Puffs une chaîne de restauration aussi connue que McDonald’s. 

« Au Québec, on les compare à des timbits, aux États-Unis, à des munchkins..., le beignet est un produit suffisamment universel pour qu’on puisse le vendre partout. »

C’est avec cet objectif en tête que l’ouverture d’une succursale de 1800 pi2 au Florida Malls revêt une importance particulière. 

Avec ses 21,5 millions d’habitants, la Floride pourrait accueillir une vingtaine de restaurants. 

Mais rapidement, et de façon quasi simultanée, M. Siounis veut s’implanter dans d’autres États, à commencer par la Californie, New York et le Texas.

À partir d’un camion-restaurant  

Encore dans la vingtaine, l’entrepreneur s’est lancé en affaires pour la première fois en 2004. Mr. Puffs se résumait à l’époque à un camion-restaurant qui courait les festivals.  

Six ans plus tard, il ouvrait son premier restaurant à Laval, suivi en 2012 d’une apparition remarquée à l’émission Dragons’ Den, de la CBC. 

En 2016, il a inauguré un système de franchises sur lequel s’appuie aujourd’hui un réseau de 21 succursales et de quelque 400 employés.

L’entrepreneur est appuyé dans ses efforts par trois associés, dont Tom Bountis, à l’origine des restaurants Allô ! Mon coco. Depuis sa vente au Groupe MTY en 2019, ce dernier s’investit dans le développement de Mr. Puffs. 

« Il est devenu un véritable mentor. »

Les États-Unis, une étape 

Les États-Unis ne constituent pas un aboutissement pour Pandelis Siounis. Déjà, il affirme avoir vendu la franchise maîtresse de sa chaîne pour le Mexique, être en discussion pour sept pays du Moyen-Orient et avoir bon espoir de conclure une entente avant longtemps pour l’Union européenne.

Il travaille aussi à sécuriser le nom et son concept dans d’autres territoires, dont l’Australie, l’Inde et la Chine. 

Cela tout en continuant d’étendre sa présence ici. 

D’ici 18 mois, Mr. Puffs prévoit l’ouverture d’une dizaine de nouvelles succursales dans la province (Granby, Rouyn-Noranda, Saint-Hyacinthe, Longueuil, etc.) et entamer une percée en Ontario.

Mr. Puffs, en quelques données    

20 restaurants au Québec 

1 restaurant en Floride 

Ventes moyennes : 1 M$ par restaurant 

Prix d’une franchise : à partir de 500 000 $ 

Marges anticipées : 15 à 20 %  

Les dates clés  

2004 : Lancement du premier camion-restaurant 

2010 : Ouverture de son premier restaurant 

2012 : Apparition à l’émission Dragons’ Den 

2016 : Concept de franchise 

2020 : Ouverture d’un premier restaurant en Floride