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Un prédateur sexuel aurait tenté d'enlever une ado de 16 ans

Frédérique Giguère | Journal de Montréal

Photo d'archives

Un prédateur sexuel qui a déjà été condamné à une lourde peine de 21 ans de prison aurait récidivé vendredi en tendant d'enlever une adolescente de 16 ans en plein après-midi à Montréal.

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Connu comme étant déviant et sadique, Michel Cox, 43 ans, était surnommé le «violeur de Laval» lorsqu'il a été arrêté après une série d'attaques en 2005 sur de jeunes femmes qui sortaient de l'autobus. 

Cette fois, il aurait frappé dans Outremont, peu avant 16 h, auprès d’une jeune fille qui circulait à pied à l’angle de l’avenue Saint-Viateur et de la rue Durocher. Il se serait fait passer pour un policier et l’aurait forcée à monter à bord. 

«Miraculeusement, la jeune fille a réussi à sortir du véhicule peu de temps après et à se sauver», a raconté l’agent Raphaël Bergeron, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). 

Plusieurs témoins

Comme le crime s’est produit en plein jour, plusieurs personnes ont été témoins de la scène et certains ont même fourni le numéro d’immatriculation du criminel aux autorités. 

C’est de cette façon que les policiers de Saint-Jérôme ont pu arrêter Michel Cox en début de soirée, avant de le remettre à leurs homologues de Montréal. L’homme de 43 ans a été interrogé quelques heures par les enquêteurs, avant de comparaître devant un juge samedi. 

Il a été accusé d’enlèvement, de séquestration, de vol qualifié, de s’être fait passer pour un agent de la paix et de ne pas avoir immobilisé son véhicule alors qu’il se savait poursuivi par un policier. Il demeurera détenu au moins jusqu’à sa prochaine date de cour, prévue à la fin du mois. 

Heureusement, l’adolescente n’a subi aucune blessure physique. 

Changé de nom

Il y a 15 ans, le nom de Michel Cox a été grandement médiatisé lorsqu’il a été reconnu coupable de huit agressions sexuelles sur des victimes âgées entre 15 et 25 ans. L’enquête avait permis de démontrer que le prédateur, alors complètement intoxiqué à la cocaïne, repérait ses victimes dans la rue avant de les entraîner à l’abri des regards sous la menace d’un couteau. 

L’homme attachait, bâillonnait puis agressait sexuellement les femmes. Il leur volait par la suite tout objet de valeur et les menaçait de représailles avant de les libérer. Même s’il avait écopé de 21 ans de prison, on l’a libéré en 2017, croyant qu’il serait un bon candidat à la réinsertion sociale. 

Ayant perdu des opportunités d’emploi en raison de la médiatisation des sordides agressions, l’homme de 43 ans a désormais changé de nom pour Michel Vautour. 

Selon diverses évaluations psychologiques effectuées au fil du temps, le quadragénaire souffre d’un trouble de la personnalité antisocial, a des traits narcissiques en plus d’être un déviant et un sadique sexuel. 

Peu avant sa libération en 2017, un psychologue évaluait toujours son risque de récidive sexuel à élevé. La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a tout de même jugé bon de le remettre en liberté, sous plusieurs conditions. 

Au printemps dernier, Cox a été arrêté pour en avoir enfreint certaines. Il s’était notamment retrouvé seul avec les enfants de sa conjointe, alors que la CLCC lui avait formellement interdit. Le commissaire, qui s’est dit insatisfait de son comportement, ne lui a pas retiré sa liberté, mais a toutefois resserré ses conditions. 

On lui a également fortement suggéré de prendre sa réinsertion sociale plus au sérieux. 

- avec la collaboration de Michaël Nguyen.